Revue Hypnose Thérapies Brèves 25 Mai Juin Juillet 2012

Revue Hypnose Thérapies Brèves 25 Mai Juin Juillet 2012

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue n°25 : Mai/Juin/Juillet 2012   Edito : “Bons choix chers collègues !“ Thierry Servillat A l’heure où ce numéro paraîtra, la France vivra à plein sa tradition démocratique : les élections. L’heure du choix, a-t-on l’habitude de dire. Praticiens de l’hypnose et des thérapies brèves, nous sommes experts dans l’aide au choix. Et – théoriquement – des spécialistes de la liberté. Ce type de sujet me fait régulièrement penser à la conférence qu’un psychanalyste argentin qui était venu donner dans le service de Psychiatrie que je fréquentais pendant mon internat, à la fin des années 80. Avec une grande lucidité, celui-ci avait évoqué le poids des souffrances qu’il avait portées en lui pendant la dictature du général Videla. Tout ce que ses patients lui avaient confié de colère, de détresse, d’abattement. Tout son questionnement et son malaise quant à son exercice dans un pays où les possibilités de choix étaient bien ténues. Après le regretté Paul Watzlawick, nous savons que la neutralité est impossible. Si nous existons, nous influençons et prenons position. L’exercice de nos métiers n’est donc probablement pas politiquement neutre. Ce n’est certes pas un hasard si les magnétiseurs, puis les praticiens de l’hypnose qui leur ont succédé, sont restés sous surveillance depuis la condamnation de 1784. Et même auparavant, avant que le magnétisme existe ! Aujourd’hui, nous avons la loi Accoyer. Approuvée par les uns, honnies par les autres. Pas encore vraiment appliquée, le sera-t-elle par le (ou la) futur(e) élu(e) ? Que faisons-nous donc, qui puisse intéresser – assez confusément, certes – nos gouvernants, et qui puisse éventuellement les préoccuper ? “La thérapie par l’épreuve“ Bernard Trenkle. La technique ordalique est un complément idéal au répertoire de l’hypnothérapeute.. On la définira brièvement par la prescription au patient d’une tâche à faire à la maison qui est si désagréable qu’il lui est beaucoup plus avantageux d’abandonner le symptôme. Les ordalies sont des techniques qu’Haley a développées en se fondant sur le travail d’Erickson (Haley, 1984). On les définira brièvement par la prescription au patient d’une tâche à faire à la maison qui est si désagréable qu’il lui est beaucoup plus avantageux d’abandonner le symptôme. L’ordalie doit être beaucoup plus pénible que les symptômes, mais rester toujours susceptible d’être effectuée par le patient et être bénéfique pour lui. Lire la Suite de l’article de Bernard Trenckle   “L’hypnose orientée multimédia “ Pierre-Henri Granier. Le dessin transmédia est l’occasion de faire ré-émerger la créativité du patient et du thérapeute, ceci en se reliant à une dynamique culturelle transmédia. Ce processus s’apparente à une danse partagée autour de la création numérique. Il s’agit d’une distance proximale entre un regard centré sur l’objet et un regard centré sur le vécu (sensoriel et relationnel). Pierre-Henri Garnier… Les rapports entre thérapie et multimédia sont principalement envisagés sous l’angle cognitivo-comportemental (thérapie virtuelle des phobies, par exemple). Les recherches actuelles se focalisent principalement sur les conséquences psychopathologiques (addiction aux jeux vidéo). Peu de travaux se sont intéressés aux processus hypnotiques et thérapeutiques liés à la création multimédia. Dans un cadre épistémologique humaniste et systémique, notre travail vise à explorer de nouvelles modalités d’intervention liées à l’émergence des cultures numériques. En référence directe et assumée au « mesmérisme », nous cherchons à appréhender les conditions d’émergence d’un flux thérapeutique lié aux pratiques multimédia. Comment mobiliser ce « flux culturel » en thérapie ? Comment l’utiliser pour amorcer, amplifier et ancrer les ressources des personnes ? Lire la Suite   “La métaphore efficace“ Teresa Garcia Sanchez.   Improviser une métaphore différente pour chaque client et chaque problème est possible. Et ceci facilite la communication...

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Hypnose & Thérapies Brèves, la Revue n°9 – 2008

Hypnose & Thérapies Brèves, la Revue n°9 – 2008

Hypnose & Thérapies Brève: la Revue N°9: Mai Juin Juillet 2008   Quoi de Neuf ? Editorial du Dr Patrick Bellet. Est-il possible de se renouveler ? L’hypnose, vieille dame indigne, et ses filles les thérapies brèves, toutes aussi turbulentes, sont-elles capables d’autre chose que ce que les médias grand public veulent bien montrer ? Les mêmes sempiternelles présentations qui flattent le goût du merveilleux et du sensationnel. Hélas, notre modeste revue, trop « élitiste » aux yeux de certains, ne pourrait être exposée au grand public et n’est pas citée dans ces articles, non par oubli, mais délibérément. Que craignent-ils ? La différence ? Nous fondons notre travail sur le crédit et, en ces temps financiers perturbés, cela relativise ces valeurs ; nous fondons, disais-je, notre travail sur l’existence de ressources chez nos consultants et les médias rétorquent « Que non, ils ne comprendront pas ! ». Quel mépris, quelle arrogance, quel décervelage ! Je suis un peu « énervé », j’en conviens. Mais devons-nous seulement répondre aux attentes présumées ou plutôt susciter d’autres interrogations ? Dans ce numéro consacré en grande partie au congrès du 20e anniversaire de l’Institut Gregory Bateson de Liège. Vincent Gérard traite des « prises en charges et interventions stratégiques avec les enfants et les adolescents selon le modèle des thérapies brèves ». Voilà quinze ans que j’ai commencé à prendre en charge des enfants et des adolescents. J’étais alors un jeune thérapeute et je n’avais qu’une maigre expérience pédiatrique. Quelques années plus tard, je fis mon entrée dans le service pédiatrique d’un grand hôpital de la région de Charleroi. Le chef de service me proposa alors d’animer des ateliers pédiatriques : les troubles dans l’apprentissage de la propreté (énurésie, encoprésie…), les difficultés relationnelles enfants-parents, les peurs et phobies diverses, la jalousie et l’envie dans la fratrie… L’origine de cette demande était simple : dans environ 90 % des consultations de pédiatrie, les parents se plaignent de problèmes relationnels ou psychologiques chez leur(s) enfant(s). Cette nouvelle tâche qui m’attendait avait donc aussi des visées préventives. Vous imaginez sans peine les questions qui m’assaillirent… Jean-Jacques Wittezaele évoque « la question du « sens » en thérapie stratégique », le Pourquoi du Comment ! Dans le cadre de ce bilan global de vingt années d’IGB, ce qui fait presque vingt-cinq ans de pratique de la thérapie brève, je voulais aborder un aspect de mon travail qui a beaucoup évolué depuis les débuts… Il s’agit de la manière de répondre aux demandes de mes patients qui touchent à la « compréhension » de leurs difficultés. Compréhension des « causes » du problème qui les amène à venir me voir, de leur origine, de leur construction, compréhension de leurs symptômes, compréhension de ce qui leur arrive parfois, tout simplement. Ces questions me paraissaient être des questions « parasites » en quelque sorte pour la thérapie. Et j’y répondais donc de façon radicale en les mettant devant un choix illusoire : « Si vous deviez choisir entre la recherche des causes de votre problème ou faire en sorte d’y trouver des solutions, que choisiriez-vous ? » Confrontés à ce choix, la plupart répondaient qu’ils préféraient la recherche d’une solution. Mais j’ai pu constater que, dans pas mal de cas, cela ne faisait pas pour autant disparaître leur préoccupation de la recherche d’un « sens » à leur problème. Patrick Boscolo fait le point sur « 20 ans d’erreurs en thérapie brève » et décrit le « Vade Mecum du thérapeute maladroit ». Comme beaucoup d’entre nous peuvent s’enorgueillir d’une expérience considérable d’échecs et d’erreurs, j’ai tenu à vous...

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