Hypnose & Thérapies Brèves N°4 – 2007

Hypnose & Thérapies Brèves N°4 – 2007

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue N°4 Février Mars Avril 2007 Editorial : La déclaration. Dr Patrick Bellet Hypnose: S’il est une parole ou plus exactement une forme de parole qui implique un engagement, et les élections à venir nous en donneront des occasions, c’est bien la déclaration.   Articles : Utilisation des tâches en psychothérapie éricksonienne. Art et Méthodes. Jeffrey K. Zeig La première considération en psychothérapie devrait être de déterminer les résultats et les buts désirés. Les buts des patients et ceux des thérapeutes coïncident souvent, mais quelquefois non. Le patient peut ne pas savoir spécifiquement ce qu’il faut faire, le thérapeute peut vouloir travailler sur un niveau d’expérience autre que celui que le patient envisage. Enfin, le clinicien doit penser : « Qu’est-ce que je veux communiquer au patient qui permettra le changement ? » Les buts du thérapeute dépendent de la réponse à cette question impérative. Hypnose profonde et thérapie brève. Non, Erickson n’était pas un éricksonien moderne ! Dr Dominique Megglé L’utilité thérapeutique de l’hypnose profonde (HP) semble négligée dans le monde actuel des thérapies brèves. La littérature scientifique a beaucoup développé les thèmes de « l’hypnothérapie sans transe formelle », de « transe conversationnelle », « d’accompagnement », « d’hypnose sans hypnose » et, surtout, de communication hypnotique. Bref répertoire aléatoire de psychothérapie. Brouiller ce qui pourrait apparaître plus clairement… Philippe Villien Il règne dans le monde de la psychothérapie une pagaille qui, me semble-t-il, ces derniers temps, a tendance à s’estomper au profit d’un certain éclaircissement et d’une tentative de mise en place de repères pour que le chaland puisse s’y retrouver. De l’écopathologie à l’écothérapie. Les interactions entre l’individu et son environnement. Joanic Masson Cet article envisage une perspective écologique de la psychopathologie et de la psychothérapie, au sens donné par Gregory Bateson. Il s’agit de considérer l’importance des interactions qui se construisent entre l’individu et son environnement, comme étant à la base même de la singularité identitaire du sujet. Vous avez dit « pourquoi ? », C’est le « comment » qui fait le charme d’une thérapie. Dr Stefano Colombo « Docteur, pourquoi j’ai ça ? » C’est la deuxième séance ou la septième, et cette question tombe comme un couperet, glissée entre deux phrases sur un ton anodin traduisant souvent un mélange d’inquiétude et d’espoir. Espoir que la réponse puisse ouvrir une porte vers la solution de la problématique : « Si je connais la cause, alors… »   Rubriques : Les grands praticiens : Steve de Shazer. La question miracle. Dr Julien Betbèze Parmi les éricksoniens, de plus en plus de psychothérapeutes s’intéressent aux apports, aussi bien théoriques que pratiques, proposés par Steve De Shazer, thérapeute « bref » qui se situe dans la lignée de l’œuvre de Milton H. Erickson. Quiproquo, malentendu et incommunicabilité : « Autrefois… » Manfred Prior. Dans presque chaque séance thérapeutique, il est souhaitable de temps en temps de s’assurer qu’on a bien compris le patient quant à sa manière de voir ou de vivre le problème ou le symptôme. Avant ou toujours ? Dr Stefano Colombo, dessin de Muhuc Avant l’avent (« période de préparation à Noël »), je poursuivais, en avant toute, dans un avant- dernier effort de terminer ces lignes pour avoir l’avantage d’arriver avant que prévu.   Références : Philippe Pinel, plus qu’un libérateur, un précurseur ! Dr Patrick Bellet CHS de M… mardi matin. – « Tu sais ce qu’a fait le nouvel interne la semaine dernière au pavillon G 10 ? » – « Non, quoi donc ? » Exposition : L’art Brut, à Lausanne. Une discipline...

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Hypnose & Thérapies Brèves N°3 – 2006

Hypnose & Thérapies Brèves N°3 – 2006

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue n°3 Novembre Décembre 2006 / Janvier 2007 Editorial : Attention, purin d’orties ! Dr Patrick Bellet Drôle d’accroche sans doute, mais une sorte d’urticaire mental me démange. Attention. Que veut-il dire avec ce mot ? Prendre garde ? Ou bien être attentif ? Et alors quelle différence ? La seule qui conduit largement le monde : la peur ! Et le meilleur moyen de lutte qui ait été trouvé, combinant économie de moyens mis en jeu et minimes dégâts collatéraux, est le fameux principe de précaution. Principe au nom duquel nul ne peut s’opposer, sous peine de passer pour un irresponsable voire un complice des fauteurs de troubles. Un exemple parmi d’autres : la nourriture.   Articles : La vérité Hypnotique. Histoire de ses avatars. Thierry Melchior « Hypnose » et « vérité » : quand on associe ces deux mots, une des premières idées susceptibles de venir à l’esprit, c’est que l’hypnose est un moyen d’aider les patients à retrouver les vraies causes, l’origine véritable mais « refoulée », « clivée », « déniée », « désavouée » ou « dissociée » des symptômes psychologiques ou psychosomatiques dont ils souffrent.   La douleur dans l’entonnoir ne coulera plus dans le tonneau des Danaïdes. Dr Eric Bardot Le contenu de cet article a servi, dans le cadre des Transversales de Vaison-la-Romaine 2006, de canevas à l’animation d’un atelier qui avait pour finalité de présenter un métamodèle de traitement dans les thérapies de la douleur et de la détresse. Ce métamodèle a été conçu à partir de mon expérience professionnelle en collaboration étroite avec mes collègues nantais de l’Arepta.   Faut-il se méfier du mois de février ? Milton H. Erickson et l’éthique. Dr Jean-Claude Espinosa « L’homme de février » est l’étude d’un cas par Milton H. Erickson, en 1945, qui illustre l’utilisation de la régression en âge dans le traitement d’une jeune femme dépressive. Celle-ci souffrait également d’une phobie de l’eau provenant du souvenir traumatique refoulé d’avoir été responsable de la noyade de sa sœur, noyade qui n’a pas eu lieu.   L’hypnose chez l’enfant. Le jeu du « comme si ». Dr Chantal Wood, Antoine Bioy L’hypnose est un outil fabuleux lorsqu’on travaille avec les enfants. En effet, l’enfant est déjà dans un monde imaginaire et va pouvoir adhérer d’autant plus facilement à ces techniques et apprendre à faire face à sa douleur ou ses problèmes. Dans notre hôpital, l’hypnose est largement utilisée par un bon nombre des soignants :   La fibromyalgie comme une métaphore. Une prison, une cage… réelle ou virtuelle ? Géraldine Franzetti, Etienne Lajous La fibromyalgie rencontre de plus en plus d’intérêt dans les milieux scientifiques, et le dernier Congrès mondial de la douleur s’en est fait l’écho à Sydney, en août 2005. Il ressort de ces études que 600 000 Français, 2 % de la population occidentale et jusqu’à 4,9 % des femmes seraient atteints par cette affection. Bien que reconnue par l’OMS, certains pensent que ce syndrome n’existe pas. L’un de nos confrères écrivait récemment dans une revue professionnelle (Revue pratique Médecine générale 2005 ; 19,692) : « Allons-nous longtemps cautionner des diagnostics douteux ou à la limite de l’escroquerie pure ?… » http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-HYPNOSE-Therapies-Breves-La-fibromyalgie-comme-une-metaphore-hypnose-et-fibromyalgie-Traitement-Fibromyalgie_a97.html   Rubriques : Les grands praticiens : Ernest Rossi, un « horloger » hors du commun. Dr Claude Virot Nous sommes en 1977. Ernest Rossi a 44 ans, Milton Erickson 76 ans. Ils travaillent ensemble depuis trois ans et Rossi est toujours très étonné de la durée inhabituellement longue (90 à 120 minutes) des séances d’Erickson. Un jour, Rossi lit un...

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Hypnose & Thérapies Brèves N°1: Mai Juin Juillet 2006

Hypnose & Thérapies Brèves N°1: Mai Juin Juillet 2006

Hypnose & Thérapies Brèves : la Revue n°1 Editorial du Dr Patrick Bellet: De la psychologie des profondeurs à la psychologie des espaces… Hypnose: Mais tout d’abord, qu’est-ce qu’une thérapie brève ? Cette dénomination vient des Etats-Unis qui ont le sens du raccourci et, maladroitement, s’oppose aux thérapies dites au long cours comme la psychanalyse. Traduction approximative qui se trouve, malgré tout, consacrée par l’usage. Ces nouvelles perspectives thérapeutiques apparaissent outre-Atlantique à partir des années 1940 et prennent leur essor dans les décennies suivantes, mais leurs sources se trouvent dans les approches humanistes européennes et orientales des siècles précédents. En commun, elles sont capables de considérer qu’à une question unique correspondent plusieurs réponses justes simultanément. La densité des réponses contribuent, par la transmission d’un savoir, à leur intérêt. Familières du paradoxe, elles le manient volontiers et nous font passer de la psychologie des profondeurs à la psychologie des espaces.   Articles : Histoire des thérapies brèves. Ceux par qui le scandale est arrivé. Dr Dominique Megglé. A sa naissance et dans ses développements au long du XIXe siècle, il était impensable qu’une psychothérapie durât longtemps. La psychothérapie, héritage des magnétiseurs français, était conçue comme un « coup de main » ponctuel pour aider la personne à passer un cap difficile de sa vie. Les symptômes témoignaient de la difficulté de ce passage. Aucun praticien ne se souciait d’une « compréhension en profondeur » de l’origine des troubles, et tous pensaient que si le patient parvenait à se débarrasser d’un symptôme, c’est qu’il avait, nécessairement, réaménagé ses profondeurs. Ce qu’il avait réaménagé, comment il l’avait fait, était considéré comme trop compliqué pour être saisi et sans intérêt pour le soulager. Lire la Suite http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-HYPNOSE-Therapies-Breves-Histoire-des-Therapies-Breves_a99.html   L’hypnose dans le vent. Changer d’altitude pour changer nos visions du monde. Dr Bertrand Piccard Si d’innombrables ouvrages des plus approfondis traitent de l’hypnose sous toutes ses formes, le processus hypnotique ne peut-il pas être aussi compris plus simplement comme un état d’esprit dans lequel nous arrêtons soudain de nous battre contre les vents de la vie pour nous mettre à utiliser leur énergie ? Cet article est tiré d’une conférence faite lors du 3ème Forum Francophone d’Hypnose et de Thérapies Brèves, nous avons conservé dans cette publication une partie du dialogue engagé à cette occasion. Publié avec l’aimable autorisation des éditions Satas. Il existe une grande littérature traitant de l’hypnose comme d’un acte thérapeutique, d’un état modifié de conscience, d’un outil de communication, et maintenant même comme d’une modification de l’activité corticale observable au moyen des méthodes les plus modernes d’imageries cérébrales. Nous allons examiner dans quelle mesure l’hypnose ne pourrait pas également être comprise en tant qu’état d’esprit.   Métaphore, recadrage et changements. Marie-Louise passe partout. Dr Patrick Bellet La métaphore est la forme centrale du corpus des thérapies brèves. Cette structure rhétorique est, grâce à sa fonction diplomatique, d’une grande valeur. Le patient souffre souvent de son “orientation à la réalité”, sa manière de voir le monde. Erickson recommande de respecter cette orientation à partir de laquelle l’attention du sujet est captée, dans le but de changer, recadrer, son point de vue dans une dimension plus large et bénéfique. La surprise qui participe à cette technique favorise le temps présent et permet, rapidement, de dessiner des cadres informels et malléables dans lesquels va se situer une action thérapeutique progressive. Le présent est un appui pour le futur. MÉTAPHORE, DIPLOMATIE ET MOUVEMENT   La diplomatie hypnotique au cœur du conflit conjugal. Approches hypnotiques indirectes avec les couples. Teresa Roblès Comment et pourquoi travailler indirectement avec les couples ? Camillo Loriedo propose une thérapie...

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