Hypnose & Thérapies Brèves N°17 – Mai-Juin-Juillet-2010

Hypnose & Thérapies Brèves  N°17 – Mai-Juin-Juillet-2010

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue N°17 : Mai/Juin/Juillet 2010 Editorial du Dr Patrick Bellet: Solution de Continuité ou jeu. L’hypnose est-elle une « solution de continuité » ? Drôle de terme qui signifie rupture et même suspensionet que les chirurgiens reconnaissent bien dans une fracture. Cette locution ancienne vient de dissolution et là son sens devient plus évident. L’hypnose serait-elle une dissolution des limites, une effraction des habitudes ?     “Le temps : un outil thérapeutique“ par Milton H. Erickson.   Cet horloger hors du commun s’est beaucoup consacré à l’étude du temps comme un des éléments essentiels du vécu humain par l’intermédiaire technique de la « distorsion du temps ». Erickson s’est beaucoup consacré à l’étude du temps comme un des éléments essentiels du vécu humain par l’intermédiaire de la « distorsion du temps ». En voici 2 exemples. Comme en psychothérapie la situation clinique n’est pas un lit de Procuste5, l’utilisation des résultats et des concepts expérimentaux dépend nécessairement des besoins et désirs du patient et des circonstances qui les accompagnent. Il ne peut s’agir de servir l’intérêt particulier du thérapeute. Toute utilisation doit donc attendre les occasions offertes par le patient et ne doit en aucun cas être une procédure planifiée, mise au point hors du contexte des besoins que le patient manifeste en thérapie. Lire la suite de Milton Erickson   Etude de deux cas cliniques. “Le sourire de la Joconde“ par Joëlle Mignot. Magnétique, énigmatique, hypnotique, le sourire de Mona Lisa fascine depuis plus de cinq siècles. Un parcours de découverte de la Joconde pour laisser s’épanouir notre créativité et l’utiliser avec nos patients. C’est en observant ce même sourire sur le visage de mes patientes venues à moi pour travailler leur sexualité et leur féminité et pendant les séances d’hypnose adaptées spécifiquement à leur demande, que m’est venue l’idée de vous proposer ce parcours de découverte de la Joconde. Car c’est cela la magie et la beauté de la relation thérapeutique, nous permettre de laisser s’épanouir notre curiosité et notre créativité, en un mot nous enrichir.   “Mais que fait l’observateur caché ? De l’hypnose !“ par Dr Daniel Quin. La dissociation vécue dans un bloc opératoire lors d’une intervention chirurgicale. L’article reprend le récit d’un médecin, hypnotiste de formation, qui relate son expérience de la dissociationvécue dans un bloc opératoire où l’a amené une intervention chirurgicale bénigne. cet exposé nous révèle les détails et les pièges d’une transe hypnotique comme ils ont été perçus « intérieurement » et relatés a postériori par « lobservateur caché » du sujet devenu objet l’espace d’un instant, celui de la narration.   “Voyage entre hypnose et pensée juive“ par Dr Philippe Aïm. Ce moment où les patients passent du côté du changement. La parole comme passeport. Un des mots clés de l’intitulé du Forum de Nantes était le voyage. Je l’ai gardé dans le titre de cet article, car c’est un voyage entre un thème et un autre qui n’avaient peut-être rien au départ pour se rencontrer. Fascinant voyage. Je pense au voyageur qui prend son bateau vers l’espoir d’une nouvelle terre, et doit passer par cette zone de pleine mer, détaché de son origine et de son but, ce moment d’ivresse, de doute entre l’ancien et le nouveau monde, hors du temps et de l’espace, où le bleu est dans toutes les directions, où il croit se perdre devant la multitude des chemins qui s’ouvrent à lui. En savoir plus sur le Dr Philippe AÏM sur http://hypnose-ericksonienne.fr   “Apprentissage hypnotique. Du contrôle à l’assimilation“ par Patrick Condamin.   Deux cas cliniques qui illustrent, d’une part, l’utilisation classique de l’état hypnotique, et...

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Hypnose & Thérapies Brèves N°13 – 2009

Hypnose & Thérapies Brèves  N°13 – 2009

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue N°13:  Mai/Juin/Juillet 2009   Editorial : Herbes Folles. Dr Patrick BELLET Elles poussent parfois là où rien ne croît. La margelle d’un pont d’autoroute, l’abri des chariots d’un supermarché ou bien quelque encoignure bétonnée de nos villes sont au- tant de refuges inattendus pour des graines saupoudrées par le vent. Folles, elles doivent l’être pour investir des lieux aussi inhospitaliers ; et malgré tout elles s’y invitent et font ce pari fou de s’enraciner.   Dans « Hypnose et Thérapie de couple. Forger l’alliance », Joëlle Mignot dévoile d’abord ce que « les vieux Cherokees racontent aux enfants pour les initier à leur future vie de couple ». Elle évoque ensuite les grands axes à explorer : la place du corps et de la sensualité, le travail sur la respiration, la dimension de l’imaginaire érotique, le rapport à l’autre, la régression en âge, la métaphore, la dissociation… Il y a bien longtemps, tout au début du monde, vivaient le premier homme et la première femme. Ils partageaient chaque instant de la vie, passant leurs journées à découvrir les merveilles de la terre et leurs nuits à dé- couvrir le plaisir d’être ensemble. Un jour, cet homme et cette femme se disputèrent violemment… http://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-et-therapie-de-couple-Forger-l-alliance_a162.html   Henri Gomez, dans « Thérapies brèves et pratique alcoologique », considère « les addictés comme des livres qui écrivent leur histoire ». Sa méthodologie ne s’accommode pas de grilles de lecture exclusives et d’approches thérapeutiques faisant l’économie de la rencontre. Voici une approche originale directe et emphatique qui privilégie la relation hors des cases convenues. Il vous faut situer d’où je parle. Je gagne encore un peu d’argent comme gastro-entérologue secteur 1, au sein d’un établissement où, comme partout ailleurs, il est recommandé de débiter des actes, en découpant les corps par la maîtrise d’une technicité impeccable. J’ai abordé l’alcoologie par la pathologie somatique.   Marie Arnaud, dans « Les mémoires du corps. De l’ambiguïté psychosomatique à l’évidence hypnotique », souligne que pour permettre au patient de laisser ses ressources reprendre les rênes, « il est insuffisant de s’en tenir à l’utilisation de techniques. C’est un véritable processus psychothérapeutique en hypnose qu’il faut mettre en place ». Nous avons tous vu arriver ces patients désespérés parce qu’un confrère épuisé leur a déclaré : « Vous n’avez rien, c’est tout dans la tête ». « Mais moi, c’est au ventre que j’ai mal ». Oui, notre patient a bien mal au ventre… car son ventre parle de toutes ces blessures que la conscience claire a oubliées (ou refoulées) mais dont le corps se souvient. Peut-on par- ler de mémoire du corps ? Nous n’en avons au- cune preuve scientifique mesurable, mais c’est une hypothèse de travail très thérapeutique. http://www.hypnose-ericksonienne.org/Les-memoires-du-corps-Hypnose-et-psychosomatique_a161.html   Dominique Megglé, dans « Le courage en thérapie», veut « secouer le cocotier». Fort d’une trentaine d’années de métier, il donne quelques pistes aux praticiens et leur recommande notamment « l’examen de conscience. C’est mieux qu’une analyse didactique ». L’examen de conscience, nous dit-il, est bref et quotidien, il dure toute la vie et il est gratuit. Quand j’ai commencé ce métier il y a une trentaine d’années, j’avais des idées simples sur les soins et une pratique laborieuse parce que je voulais bien appliquer tout ce que j’apprenais. Depuis, mes idées se sont compliquées et l’action simplifiée.   Marilia Baker et Roxanna Erickson-Klein, dans « Elisabeth Moore Erickson, une vie hors du commun » rappellent le rôle important que joua l’épouse de Milton H. Erickson. Nous avons le plaisir de présenter deux articles en hommage à Mme Erickson qui mettent...

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Hypnose et Thérapies Brèves n° 12 – 2009

Hypnose et Thérapies Brèves n° 12 – 2009

Hypnose & Thérapies Brève: la Revue N°12: Février Mars Avril 2009   Editorial : ça c’est passé un dimanche. Dr Patrick BELLET Un de plus en moins, c’est selon… Les répères disparaissent. Le temps agonise, bientôt la fin, « électro-calendro-gramme » plat. Dimanche est mort. Dans ce monde de vitesse, un des derniers jalons, un des ultimes intervalles s’efface. Pas de répit et surtout pas de repos dans cette sorte de cécité temporelle qui conduit à rien de moins qu’une désorientation. Ou alors une seule et unique direction et surtout à donf !   Dans ce numéro, l’écrivain Henri Gougaud interroge les contes qui lui répondent : « Imite-moi et tu survivras. N’aie pas peur de te transformer sans cesse… ». Dans un récent entretien avec Henri Gougaud, celui-ci nous livre la « substantifique moelle» du conte, dans ce qu’il peut avoir de plus charnel et de plus vital. La nécessité du partage des mots au sein d’un espace et d’un moment où conteur et auditeurs sont rassemblés pour toucher à l’intime.   Marulla Hauswirth et Nathalie Bennoun s’intéressent aux possibilités qu’offre l’hypnose dans le contexte particulier d’une prise en charge collective de victimes de torture. La Suisse, terre d’accueil, reçoit des immigrés victimes de torture pour qui l’hypnose constitue une approche de réparation de leur humanité. Cet article est pour nous l’occasion de partager quelques observations et réflexions quant aux possibilités qu’offre l’hypnose dans le contexte particulier d’une prise en charge collective de personnes ayant été victimes de torture. http://www.hypnose-ericksonienne.org/Psychotherapie-et-hypnose-avec-des-victimes-de-la-torture_a146.html   Le psychiatre Eric Salomé explique comment il utilise l’hypnose pour aider les adolescents en souffrance et en situation de crise pouvant aboutir à une tentative de suicide. Pour des adolescents en souffrance et en situation de crise, l’hypnose est un recours pour les aider à se réorienter de façon apaisée. Ma pratique de psychiatres d’enfants et d’adolescents exerçant en secteur de psychiatrie publique m’amène souvent à rencontrer des adolescents hospitalisés en service de pédiatrie, à la suite d’une tentative de suicide ; ce qu’un collègue avait résumé dans un colloque, sous le titre « drôle d’endroit pour une rencontre ».   Olivier Cottencin, interrogé par Yves Doutrelugne, décrit l’arrivée de l’hypnose et des thérapies brèves au sein du service psychiatrique du C.H.U. de Lille. Y. Doutrelugne : Nous avons la chance, à Lille, d’avoir vu éclore et se développer il y a une quinzaine d’années l’hypnose et les thérapies brèves au sein du service de psychiatrie du CHU, à l’hôpital Fontan. Les internes les ont découvertes au travers de leurs aînés et dans la région, c’est toute la psychiatrie, publique et privée, qui peut l’apprécier, en harmonie avec les autres courants de pensées. Qu’est ce que « la thérapie » a apporté à ta pratique purement psychiatrique ? L’ostéopathe Jean-Pierre Véron dévoile comment « la main est offerte à la psyché », « comment le geste précède la décision ». D’un siècle à l’autre, le corps questionne, déclare, manifeste ; d’une époque à l’autre les réponses s’ajustent. La main est ouverte à la psyché.   Thierry Servillat décortique les mots « stratégies » et « intuition », s’opposent-ils en thérapie ou bien sont-ils complémentaires ? La thématique du 6e Forum de la CFHTB encourage l’embarquement et l’exploration. Un engagement aussi… Bien sûr, à Nantes, ville natale du visionnaire Jules Verne (1828-1905), à quelques centaines de mètres du port où celui-ci rêvait d’aventure en regardant les bateaux partir, l’hypnose et les thérapies brèves seront à leurs aises.   Dans la rubrique Grands praticiens, Jean-Marc Benhaiem présente l’œuvre de François Roustang, sa recherche clinique autour de l’hypnose. J’espère que cette...

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Hypnose & Thérapies Brèves N°10 – 2008

Hypnose & Thérapies Brèves N°10 – 2008

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue N°10: Août Septembre Octobre 2008   Editorial : Farniente ! Dr Patrick BELLET Cette irruption d’un langage concret, matérialiste pour conjurer l’angoisse du flou, de l’inattendu, crée davantage de rupture que de fluidité dans l’abord des émotions et de toutes pathologies. Comme si le langage dominant de l’économie devait aussi s’appliquer à celui de la santé.   Dans ce numéro, Bertrand Piccard nous livre ses réflexions sur le sens de la thérapie et de l’hypnose, entre doute et spiritualité ;   Philippe Villien s’interroge avec finesse : « La thérapie est-elle soluble dans l’humour ? » en développant le sujet autour de l’alliance thérapeutique et de ses modes de communication.   Eric Bonvin nous donne rendez-vous au coeur de la relation pour évoquer la liberté et la créativité thérapeutique qui en découle. En une touchante et malicieuse nouvelle, Piem se souvient de sa première consultation chez la psychanalyste ; un régal d’humour.   Le Dr Jean-Claude Espinosa décrit à partir d’un cas clinique un peu provocant une technique très intéressante de contrôle de l’anxiété , « le point neutre émotionnel », accessible à tous les débutants et même au-delà…   Jean-Pierre Courtial développe un modèle « Le réseau-monde » qui tend à situer la relation thérapeutique en un espace plus vaste que communément admis en mettant l’accent sur l’interdépendance des phénomènes relationnels.   Dans la rubrique « Grands praticiens », Eric Bardot présente Francine Shapiro et sa découverte de l’EMDR dans une perspective hypnotique actuelle. Francine Shapiro est née en 1949 mais sa vie va basculer, à l’âge de 30 ans, en 1979. A cette époque, elle obtient un doctorat de littérature anglaise à l’université de New York à partir de l’œuvre poétique de Thomas Hardy. C’est un auteur du XIXe siècle dont les romans sont profondément ancrés dans les paysages et la société paysanne du Sud de l’Angleterre sous l’ère victorienne. À partir de ces études de texte, elle s’intéresse à éclairer notre culture. http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-HYPNOSE-Therapies-Breves-EMDR-Des-yeux-pour-guerir-Francine-Shapiro_a35.html   Quant à Muhuc et Stefano Colombo, ils ont travaillé sur le thème du « lâcher prise » et avec eux la question se pose ! Un rappel historique sur la découverte de l’Hypnotisme par James Braid vient donner un contre-point à l’EMDR et replacer le débat contemporain sur le plan éthique grâce aux commentaires, toujours d’actualité, de Durand de Gros à la fin du XIX siècle : distorsion du temps ou intemporalité des attitudes.   François Chardon nous invite à l’exposition « Traces du sacré » du centre Pompidou qui nourrit le débat ouvert par Bertrand Piccard en proposant d’autres arguments transdiciplinaires.   Irène Bouaziz et Chantal Gaudin font le compte-rendu des 4èmes Transversales de Vaison-la-Romaine et exercent leur humour à cette tâche !   Christine Guilloux, aventureuse, se demande ce qu’est la biologie totale, un concept séduisant ou, ou ?   Joëlle Mignot vient nous rafraîchir sensuellement avec un cocktail à boire « Les yeux dans les yeux ». Et les éditos de Patrick Bellet et Didier Michaux ouvrent et clôturent ce n°10 sur des thèmes qui, paradoxalement, sont proches : « Farniente » et « Peut-il y avoir une science de l’hypnose? »   Pour vous abonner à la Revue Hypnose & Thérapies Brèves, cliquez...

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