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Hypnose & Thérapies Brèves: Revue N°38 Août/ Septembre/ Octobre 2015

Hypnose & Thérapies Brèves: Revue N°38 Août/ Septembre/ Octobre 2015

Revue Hypnose & Thérapies Brèves N°38 Août/ Septembre/ Octobre 2015   En couverture : Hypnosis Gate. Chedli Mahdaoui. Octobre 2015               Hypnose et Thérapies Brèves n°38 Edito du Dr Thierry SERVILLAT, Rédacteur en Chef L’hypnose, une pratique mondiale. Nos yeux sont maintenant rivés sur Paris, sur ses aéroports et ses gares d’où vont arriver dans quelques semaines nos collègues du monde entier. Dame Tour Eiffel, redessinée par Jean-Michel Hérin, va devenir l’emblème de l’hypnose pendant 4 jours. Un bien beau symbole que cet exploit que Gustave, son concepteur, réussit après avoir mené pendant plusieurs années une intense campagne de communication pour susciter l’adhésion – au début très hypothétique – des décideurs et du grand public.   OHM. organisme hypnotiquement modifié. Dr Patrick Bellet Ou comment réparer et cicatriser les blessures « En voilà une idée. Encore un de ces titres accrocheurs pour attirer l’attention ! » C’est ce que me disait un stagiaire lorsque nous évoquions les modifications sensorielles et trophiques en relation avec des suggestions hypnotiques.  Il remarquait, critique, que la forme, le nom donné conférait la propriété suggérée au sujet auquel elle s’appliquait.   Conduites addictives (tabac, alcool) : l’hypnose à la rescousse Longtemps sous- estimée, l’utilité de l’hypnose en addictologie apparaît de plus en plus évidente et attire l’attention des acteurs de santé publique. Le concept d’addiction se définit par un état dans lequel tout le comportement se focalise sur la production d’une satisfaction (et la disparition de sensation aversive), avec une incapacité de le maîtriser et son maintien en dépit des conséquences délétères. Il regroupe les addictions aux substances et les addictions comportementales.     Modeler le lien : massage et hypnose en suicidologie Lorsque l’envie de vivre s’est échappée, mais que la vie est encore là après un échec à la supprimer, des pratiques innovantes sont les bienvenues pour frayer un chemin possible pour et avec le patient qui n’a plus, ou presque plus, l’espoir. Dans notre pratique d’hypnothérapeute, massothérapeute et de psychologue clinicienne en centre de prévention, nous travaillons à l’accompagnement des personnes ayant commis une tentative de suicide.     Comment aggraver ? Pour améliorer paradoxalement Dans la tradition de l’école de Palo Alto, la nouvelle génération des thérapeutes stratégiques approfondit et nuance les approches de leurs maîtres fondateurs. Jusqu’à notre prochaine rencontre, je vais vous demander, chaque jour, de vous poser plusieurs fois la question suivante : « Que pourrais-je faire activement pour faire empirer ma situation ? Que devrais-je dire (ou ne pas dire), faire (ou ne pas faire), penser (ou ne pas penser), si je voulais volontairement augmenter mes problèmes, aggraver mon mal-être ? »   74 jours en canoë : le périple d’Erickson Le voyage en canoë qui élargit la conscience du jeune Erickson, pavant le chemin pour ses futures stratégies thérapeutiques.Vingt-quatre mois après s’être rétabli d’un épisode sévère et prolongé de poliomyélite, encore à peine capable de se passer de béquilles, le jeune Milton Hyland Erickson, 21 ans, entreprit un voyage qui élargit significativement sa perspective sur la vie et influença grandement son travail à l’âge adulte en tant que médecin et hypnothérapeute.   Nourritures. Dr Thierry Servillat Corine Pelluchon, Les nourritures. Philosophie du corps politique, L’Ordre philosophique, Seuil, Paris, 2015. La lecture de ce livre est un délice. Et ce pour plusieurs raisons : d’abord les propos de Corine Pelluchon, professeure de philosophie à l’université de Franche-Comté, spécialiste en éthique médicale et biomédicale, sont pleinement orientés vers la vie. Ayant déjà travaillé sur la vulnérabilité (L’autonomie brisée. Bioéthique et philosophie, 2009 ; La raison du sensible. Entretiens autour de la bioéthique, 2009.     «Qu’attendez-vous de moi ?». Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 38 La saison touristique...

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Hypnose & Thérapies Brèves, la Revue n°9 – 2008

Hypnose & Thérapies Brèves, la Revue n°9 – 2008

Hypnose & Thérapies Brève: la Revue N°9: Mai Juin Juillet 2008   Quoi de Neuf ? Editorial du Dr Patrick Bellet. Est-il possible de se renouveler ? L’hypnose, vieille dame indigne, et ses filles les thérapies brèves, toutes aussi turbulentes, sont-elles capables d’autre chose que ce que les médias grand public veulent bien montrer ? Les mêmes sempiternelles présentations qui flattent le goût du merveilleux et du sensationnel. Hélas, notre modeste revue, trop « élitiste » aux yeux de certains, ne pourrait être exposée au grand public et n’est pas citée dans ces articles, non par oubli, mais délibérément. Que craignent-ils ? La différence ? Nous fondons notre travail sur le crédit et, en ces temps financiers perturbés, cela relativise ces valeurs ; nous fondons, disais-je, notre travail sur l’existence de ressources chez nos consultants et les médias rétorquent « Que non, ils ne comprendront pas ! ». Quel mépris, quelle arrogance, quel décervelage ! Je suis un peu « énervé », j’en conviens. Mais devons-nous seulement répondre aux attentes présumées ou plutôt susciter d’autres interrogations ? Dans ce numéro consacré en grande partie au congrès du 20e anniversaire de l’Institut Gregory Bateson de Liège. Vincent Gérard traite des « prises en charges et interventions stratégiques avec les enfants et les adolescents selon le modèle des thérapies brèves ». Voilà quinze ans que j’ai commencé à prendre en charge des enfants et des adolescents. J’étais alors un jeune thérapeute et je n’avais qu’une maigre expérience pédiatrique. Quelques années plus tard, je fis mon entrée dans le service pédiatrique d’un grand hôpital de la région de Charleroi. Le chef de service me proposa alors d’animer des ateliers pédiatriques : les troubles dans l’apprentissage de la propreté (énurésie, encoprésie…), les difficultés relationnelles enfants-parents, les peurs et phobies diverses, la jalousie et l’envie dans la fratrie… L’origine de cette demande était simple : dans environ 90 % des consultations de pédiatrie, les parents se plaignent de problèmes relationnels ou psychologiques chez leur(s) enfant(s). Cette nouvelle tâche qui m’attendait avait donc aussi des visées préventives. Vous imaginez sans peine les questions qui m’assaillirent… Jean-Jacques Wittezaele évoque « la question du « sens » en thérapie stratégique », le Pourquoi du Comment ! Dans le cadre de ce bilan global de vingt années d’IGB, ce qui fait presque vingt-cinq ans de pratique de la thérapie brève, je voulais aborder un aspect de mon travail qui a beaucoup évolué depuis les débuts… Il s’agit de la manière de répondre aux demandes de mes patients qui touchent à la « compréhension » de leurs difficultés. Compréhension des « causes » du problème qui les amène à venir me voir, de leur origine, de leur construction, compréhension de leurs symptômes, compréhension de ce qui leur arrive parfois, tout simplement. Ces questions me paraissaient être des questions « parasites » en quelque sorte pour la thérapie. Et j’y répondais donc de façon radicale en les mettant devant un choix illusoire : « Si vous deviez choisir entre la recherche des causes de votre problème ou faire en sorte d’y trouver des solutions, que choisiriez-vous ? » Confrontés à ce choix, la plupart répondaient qu’ils préféraient la recherche d’une solution. Mais j’ai pu constater que, dans pas mal de cas, cela ne faisait pas pour autant disparaître leur préoccupation de la recherche d’un « sens » à leur problème. Patrick Boscolo fait le point sur « 20 ans d’erreurs en thérapie brève » et décrit le « Vade Mecum du thérapeute maladroit ». Comme beaucoup d’entre nous peuvent s’enorgueillir d’une expérience considérable d’échecs et d’erreurs, j’ai tenu à vous...

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