Hypnose & Thérapies Brèves, Revue n°28 Fev-Mar-Avr 2013

Hypnose & Thérapies Brèves, Revue n°28 Fev-Mar-Avr 2013

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue N°28 : Février, Mars, Avril 2013 Edito : Et(h)iquettes ? Thierry Servillat « HYPNOSE & Thérapies Brèves » présente ses meilleurs vœux de bonne année à ses lecteurs. Evidemment, me direz-vous. A la revue, vous êtes polis ! Bon, d’accord, si vous le prenez comme ça, je vous propose une petite réflexion. HYPNOSE : que représente pour nous ce mot ? Une pratique que nous affectionnons et que nous trouvons utile ? Certainement ! Un simple mot auquel il convient de ne pas accorder (trop) de révérence impressionnée ? Sûrement ! Un mot qui nous relie, un « acteur réseau » ? Bien volontiers ! Une simple étiquette pour nommer nos pratiques que nous voulons sincèrement créatives ? Pas si sûr ! Et que dire des nouveaux termes qui fleurissent depuis 30 ans (et même un peu plus) pour désigner ces fameuses « thérapies brèves » dont la multiplicité peut à la fois nous stimuler et aussi nous décourager (nous ne pourrons jamais les apprendre toutes !) ? « Je viens vous voir parce que vous pratiquez l’hypnose ». « Ah oui, cela m’arrive, mais pas toujours, pas seulement », ai-je l’habitude de répondre, soucieux de garder le plus possible ma liberté d’intervention, la marge de manœuvre chère au regretté Richard Fisch… Lire la Suite…   “L’utilisation. Pour diluer les résistances“ Lilian Borges Zeig. Principe essentiel dans l’approche éricksonienne, l’utilisation est présentée ici de façon approfondie, de nombreux exemples cliniques illustrant la richesse du concept et son importance pratique fondamentale. Le Dr Milton H. Erickson a révolutionné la psychothérapie en y apportant de nombreuses innovations et une manière de la pratiquer différente de celle de son époque. Une de ses grandes contributions a été ce que nous appelons l’Utilisation. Celle-ci a été la facette centrale des interventions du Dr Erickson, et nous pouvons dire qu’elle faisait aussi partie de son style de vie. Il n’est pas possible de comprendre la psychothérapie éricksonienne sans comprendre cet important concept. L’Utilisation est la promptitude avec laquelle le thérapeute répond stratégiquement aux stimulations de l’environnement, du patient et de la situation thérapeutique afin d’arriver aux buts de la transe et de la thérapie. C’est une manière d’« explorer l’individualité du patient pour vérifier quels apprentissages, expériences et habiletés mentales sont disponibles pour combattre le problème et alors utiliser ses réponses personnelles internes uniques pour atteindre les objectifs thérapeutiques ». (Erickson & Rossi, 1979, p.1). C’est une manière de ne pas se laisser entraîner par la situation, mais au contraire de la prendre en main. « Le concept d’Utilisation implique que tous les aspects du client : son comportement, sa personnalité, ses relations et sa situation, sont potentiellement précieux et utiles pour rendre le patient capable d’acquérir des choix comportementaux plus gratifiants » (Erickson, 1980). Lire la Suite… “Hypnothérapie et « états du moi ». Tous en scène“ Luise Reddeman, Allemagne Très pratiquées en Allemagne, la thérapie des « états du moi » peut utilement être combinée avec l’hypnose, ce que nous montre Luise Redemann, auteure très connue dans ce pays. La psychothérapie est toujours associée au « drame de l’homme » – une expression de Fernando Pessoa – et nous prenons de plus en plus conscience que ce drame est entre autre l’expression de notre multiplicité intérieure, en particulier lorsqu’elle provient de traumatismes. La thérapie psychodynamique imaginative des traumas, (en allemand : Psychodynamisch Imaginative Trauma Therapie, PITT), a été développée en Allemagne à partir des années 1980 comme traitement intégratif des personnes souffrant de séquelles souvent graves de traumatismes de l’enfance. PITT est imprégnée par la psychanalyse,...

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Hypnose & Therapies Breves Revue 27 Nov Déc 2012 Jan 2013

Hypnose & Therapies Breves Revue 27 Nov Déc 2012 Jan 2013

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue n°27 Novembre Décembre 2012 Janvier 2013   Edito : “Très bien ! Et ensuite ? “ Dr Thierry Servillat   TRES BIEN ! ET ENSUITE ? L’hypnose est en vogue.  Son succès auprès du public est indéniable. Elle est reconnue comme une approche thérapeutique valable et innovante (grâce notamment à son utilisation en milieu chirurgical). Sa validité scientifique ? De moins en moins contestée ! Les établissements de soins les plus prestigieux l’invitent à exercer ses bienfaits « tous azimuts ». Nous ne pouvons que nous en féliciter ! Pour autant, si la naïveté est une qualité (scientifique), l’histoire de l’hypnose nous fait aussi savoir que c’est lors des moments les plus favorables qu’il faut penser l’avenir, afin de consolider les acquis et éviter les pièges de la griserie et de l’autosatisfaction. Pour cela examinons encore un instant le présent. Oui, depuis ces dernières années, l’hypnose s’impose1, comme l’avait annoncé en 2009 un grand hebdomadaire suite au Forum de Nantes. Elle le fait gentiment, avec le soutien des patients, l’adhésion enthousiaste d’un nombre croissant d’infirmières et d’infirmiers, l’effort des chercheurs, la curiosité de bons journalistes, le talent de quelques auteurs de livres utiles et démystificateurs. Les pionniers qui, depuis les années 80, ont travaillé souvent bénévolement pour la faire connaître, peuvent observer avec contentement les fruits de leur engagement. Lire la suite…   “Utiliser la dépression. Pour mieux se repérer“ Sylvie Mas, Teresa Garcia-Rivera Lors d’une conférence à l’Institut de France en avril 2010, Michel Le Moal affirmait que « le stress, les désordres bio-comportementaux, dont la dépression et les pathologies sociales, forment un nouveau paradigme » Ce nouveau paradigme est systémique ; dans le champ médico-psycho-social, c’est aussi une méthode qui permet de modéliser les événements individuels dans leur contexte en hiérarchisant les interventions. ELABORATION ET PRÉSENTATION DU MODÈLE Selon J.A. Malarewicz, le terme de dépression « recouvre maintenant toute inadéquation entre les exigences d’une existence placée sous l’empire de l’efficacité et les faiblesses légitimes que tout individu peut rencontrer dans sa vie ». De fait, depuis peu, la dépression et le suicide sont reconnus comme risques psycho-sociaux en lien avec la souffrance au travail et le stress3. Les facteurs de stress sont connus : performance et perfectionnisme, répression des émotions, compétition sociale et donc menace de perte sociale, défaut de soutien du groupe. Les conflits aggravent le statut physique et psychologique des personnes interrogées : les troubles dépressifs augmentent de 57% entre le début et la résolution d’un conflit.4 Dans le contexte socio-économique actuel où tout s’accélère, la tristesse, avec sa lenteur et son mouvement d’intériorisation, a bien peu de place pour opérer son rôle de transformation. Or la tristesse a une fonction naturelle d’intériorisation et de retrait. Elle permet non seulement d’équilibrer l’extériorisation et l’agressivité, mais surtout, elle est le mouvement descendant par lequel va s’opérer une transformation qualitative vers un autre niveau d’organisation psychocorporelle. Lire la suite…   “La chirurgie autrement. Hypnose et bientraitance“ Jean-Michel Hérin L’installation de l’hypnose dans les milieux chirurgicaux amène en premier lieu à reconnaître combien le langage en vigueur peut être anxiogène, pour lui substituer une communication plus rassurante. On peut aussi aller plus loin, quand l’anesthésiste fait confiance à sa créativité ! Pour définir ce qu’est l’hypnose, je montre souvent des stéréogrammes, ces images à la mode dans les années 1980, vaguement psychédéliques, que l’on fixe quelques instants à une certaine distance, avant de voir apparaître des éléphants ou des girafes au milieu de paliers multicolores. L’hypnose est un processus de focalisation, tout comme on focalise la vue pour voir apparaître les images dont nous pouvons avoir besoin à un moment donné (guérison),...

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