Hypnose & Thérapies Brèves N°11 2008-2009

Hypnose & Thérapies Brèves  N°11 2008-2009

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue N°11 Novembre Décembre 2008 – Janvier 2009   Editorial : Protocole ! Dr Patick BELLET Le mot sonne bien, il rassure. On sent qu’avec ce mot un accord a été signé, dûment établi, et qu’il combine les avantages du traité, du procès-verbal et du rituel convenu. Du solide en somme. Oui, mais l‘hypnose est une pratique hors normes, consubstantielle de la nature humaine, instable. Alors comment faire pour contenir cette variabilité ?   Ce numéro propose notamment des articles pratiques. Jean-Marc Benhaiem y décrit des exercices hypnotiques de recadrage pour arrêter de fumer. Le recueil des techniques et méthodes pour arrêter de fumer laisse apparaître une grande diversité des procédés. Certains prennent appui sur une dépendance pharmacologique qu’il faudrait défaire. D’autres sur des comportements ritualisés à rééduquer. Certains centrent leur action sur la peur de la maladie qui ferait fuir le fumeur, d’au- tres sur la jouissance d’une liberté retrouvée. Dans une approche plus généraliste, Jacques Auger et Jacques Puichaud s’intéressent aux techniques et aux stratégies du thérapeute   La fantaisie du pire, la « petite souris du Dr Vuong, le PPCPO, la « minute d’affliction » et autres billevesées ! Rappel de bonne pratique, selon TACT : la stratégie est première, et les techniques viennent s’y inscrire, comme autant d’outils possibles ; et jamais le contraire ! Le choix des techniques reste du ressort du thérapeute qui « tient son cadre ». Attention donc aux « étiquettes » cantonnant le thérapeute dans un seul domaine : hypnothérapeute, acupuncteur, etc qui font que la technique devient obli- gatoire, choisie par un tiers ou par le patient lui-même.   et Patrick Bellet donne des pistes aux thérapeutes pour démarrer cette délicate  » première séance ». Depuis déjà quelque temps, la formation est finie et après l’enthousiasme du début et son énergie motivante, la pratique, hélas, s’émousse. Maintenant, comment faire avec ce patient, loin des conseils des formateurs et des encouragements des collègues ? Bien sûr, les supervisions, les commentaires confraternels sont indispensables, mais en attendant « la piqûre de rappel » de la supervision, comment démarrer ? En essayant des comparaisons.   D’un point de vue plus conceptuel, Pierre Courtial conclut son article sur sa vision systémique qu’il appelle le « réseau monde ». Là où l’hypnose redistribue les cartes issues de couplages antérieurs, il existe une thérapie qui travaille au niveau de la logique même du couplage, en tant qu’il passe du fractal au causal, de la pensée à la matière : la thérapie ACCES. La thérapies ACCES (Courtial et Dumont, 2007, Courtial, Dumont, Bailon-Moreno, 2007) demande au sujet de s’imaginer « dans le noir, au milieu de nulle part ». Surviennent alors des impressions d’échec de soi.   Pour sa part, Paul-Henri Mambourg ouvre une controverse après la publication, dans le n°9 de la revue, du compte-rendu d’une séance de thérapie menée par Giorgio Nardone, à vous de juger… Une controverse apparaît au cœur de laquelle se trouvent le paradoxe et la provocation et leurs multiples expressions et ententes. Aussi ce numéro nous donne l’occasion d’inaugurer, peut-être, un nouveau type d’article de « fiction pédagogique ». L’article “Le sale gosse, la mama et Giorgio Nardone” paru dans le N°9 de la revue “Hypnose et thérapies brèves” a suscité pas mal de réactions parmi les thérapeutes éricksoniens de Liège.   Rubriques : Dans la rubrique Grands praticiens, Yves Doutrelugne raconte Bill O’Hanlon et « son itinéraire d’un suicidaire qui a bien tourné… » Quand tu es au milieu de l’enfer, souviens- toi d’une chose : Continues à marcher ! Bill O’HANLON Qui est-ce ? Quel guitariste, auteur des textes de...

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Hypnose & Thérapies Brèves, la Revue n°9 – 2008

Hypnose & Thérapies Brèves, la Revue n°9 – 2008

Hypnose & Thérapies Brève: la Revue N°9: Mai Juin Juillet 2008   Quoi de Neuf ? Editorial du Dr Patrick Bellet. Est-il possible de se renouveler ? L’hypnose, vieille dame indigne, et ses filles les thérapies brèves, toutes aussi turbulentes, sont-elles capables d’autre chose que ce que les médias grand public veulent bien montrer ? Les mêmes sempiternelles présentations qui flattent le goût du merveilleux et du sensationnel. Hélas, notre modeste revue, trop « élitiste » aux yeux de certains, ne pourrait être exposée au grand public et n’est pas citée dans ces articles, non par oubli, mais délibérément. Que craignent-ils ? La différence ? Nous fondons notre travail sur le crédit et, en ces temps financiers perturbés, cela relativise ces valeurs ; nous fondons, disais-je, notre travail sur l’existence de ressources chez nos consultants et les médias rétorquent « Que non, ils ne comprendront pas ! ». Quel mépris, quelle arrogance, quel décervelage ! Je suis un peu « énervé », j’en conviens. Mais devons-nous seulement répondre aux attentes présumées ou plutôt susciter d’autres interrogations ? Dans ce numéro consacré en grande partie au congrès du 20e anniversaire de l’Institut Gregory Bateson de Liège. Vincent Gérard traite des « prises en charges et interventions stratégiques avec les enfants et les adolescents selon le modèle des thérapies brèves ». Voilà quinze ans que j’ai commencé à prendre en charge des enfants et des adolescents. J’étais alors un jeune thérapeute et je n’avais qu’une maigre expérience pédiatrique. Quelques années plus tard, je fis mon entrée dans le service pédiatrique d’un grand hôpital de la région de Charleroi. Le chef de service me proposa alors d’animer des ateliers pédiatriques : les troubles dans l’apprentissage de la propreté (énurésie, encoprésie…), les difficultés relationnelles enfants-parents, les peurs et phobies diverses, la jalousie et l’envie dans la fratrie… L’origine de cette demande était simple : dans environ 90 % des consultations de pédiatrie, les parents se plaignent de problèmes relationnels ou psychologiques chez leur(s) enfant(s). Cette nouvelle tâche qui m’attendait avait donc aussi des visées préventives. Vous imaginez sans peine les questions qui m’assaillirent… Jean-Jacques Wittezaele évoque « la question du « sens » en thérapie stratégique », le Pourquoi du Comment ! Dans le cadre de ce bilan global de vingt années d’IGB, ce qui fait presque vingt-cinq ans de pratique de la thérapie brève, je voulais aborder un aspect de mon travail qui a beaucoup évolué depuis les débuts… Il s’agit de la manière de répondre aux demandes de mes patients qui touchent à la « compréhension » de leurs difficultés. Compréhension des « causes » du problème qui les amène à venir me voir, de leur origine, de leur construction, compréhension de leurs symptômes, compréhension de ce qui leur arrive parfois, tout simplement. Ces questions me paraissaient être des questions « parasites » en quelque sorte pour la thérapie. Et j’y répondais donc de façon radicale en les mettant devant un choix illusoire : « Si vous deviez choisir entre la recherche des causes de votre problème ou faire en sorte d’y trouver des solutions, que choisiriez-vous ? » Confrontés à ce choix, la plupart répondaient qu’ils préféraient la recherche d’une solution. Mais j’ai pu constater que, dans pas mal de cas, cela ne faisait pas pour autant disparaître leur préoccupation de la recherche d’un « sens » à leur problème. Patrick Boscolo fait le point sur « 20 ans d’erreurs en thérapie brève » et décrit le « Vade Mecum du thérapeute maladroit ». Comme beaucoup d’entre nous peuvent s’enorgueillir d’une expérience considérable d’échecs et d’erreurs, j’ai tenu à vous...

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