Hypnose & Thérapies Brèves: Revue N°29 Mai-Juin-Juillet 2013

Hypnose & Thérapies Brèves: Revue N°29 Mai-Juin-Juillet 2013

Hypnose & Thérapies Brèves : la Revue N° 29 Mai Juin Juillet 2013 EDITORIAL : AMUSANT N’EST- CE PAS ? Dr Thierry SERVILLAT Une des attitudes fondamentales – peut-être la principale – qu’avait Milton Erickson envers la vie était d’essayer de s’amuser (to have some fun). Y compris dans son travail. Un thérapeute qui veut s’amuser ? Paradoxe, dirons-nous très vite ! Aider, soigner l’autre est théoriquement un métier… sérieux, ne pensez-vous pas ? Comment concevoir cela ? La thérapie aurait-elle à voir avec les Muses et la musique ? Oui sûrement, mais le mot « amuser » ne semble, contrairement aux apparences, avoir aucun rapport avec celles-ci. Lire la suite.   POUR UN CHANGEMENT DE TYPE 3 Stéphanie GUILLOU et Dr Franck GARDEN-BRÈCHE Rencontre de troisième type avec une infirmière en hémato-oncologie et un algologue urgentiste qui proposent, à partir d’une pratique laissant l’esprit rationnel de côté, une conception nouvelle du changement thérapeutique se situant dans la continuité des travaux de Gregory Bateson menés avec Paul Waztlawick, et basée sur un accueil total de l’émotion naissant de la rencontre. L’ACCUEIL BRAS OUVERTS La vie nous réserve une constellation de bonnes ou de mauvaises surprises, une succession d’événements, des plus déchirants aux plus exaltants. Toute la question est de savoir comment nous les interprétons et ce que nous choisirons d’en faire. Que nous soyons convaincus que la route de notre destin est déjà tracée ou que nous croyions au libre-arbitre, nos pensées, nos sensations, nos émotions et nos actes sont en perpétuelle interaction avec le monde extérieur. Lire la suite   QUITTER LA CONTRAINTE POUR RETROUVER SES OBLIGATIONS ! Cynthia DRICI Certaines demandes de thérapies résultent assez fréquemment d’un sentiment de contrainte qui empêche de vivre. Dans une perspective phénoménologique, l’hypnose est là, disponible, pour aider au dégagement qui permettra au patient de pouvoir de nouveau accéder à ses valeurs. Exploration d’un paradoxe qui n’est qu’apparent.  Lorsqu’un individu décide de consulter un spécialiste de l’accompagnement thérapeutique, il décrit bien souvent, lors la première rencontre, une situation dans laquelle il se sent bloqué, figé. Comme le soulignait Héraclite, « Une seule chose est constante, permanente, c’est le changement ». Le sujet en souffrance, privé de sa dynamique de mouvement, se retrouve alors en incapacité d’agir, en difficultés pour s’adapter à ce monde où trône l’impermanence, submergé par cet immobilisme dont il semble ne pas pouvoir se défaire, en proie à ce qui est décrit comme un déterminisme personnel, inhérent à la nature de chacun. Lire la suite     POUR JOUER AVEC LES LIMITES INVERSER LE SENS. J. de MARTINO   Variation sur le « Non !… J’déconne… » utilisé par de nombreux adolescents, le texte de l’intervention de Joël de Martino très remarquée lors des Transversales de Vaison la Romaine en 2008 est publiée en hommage à Franck Farrelly.  DÉFINITIONS Déconner (v. intr.) : dire des bêtises, des inepties, ne pas être sérieux (argot) ; exagérer, divaguer, déraisonner ; plaisanter, s’amuser, faire des bêtises, se laisser aller. Etymologie (1883) : de dé-, con-, et suffixe verbal. Le sens initial érotique est vieux ou très rare ; le passage de ce sens (à celui-ci) n’est pas clair (métaphore de « sortir du vagin » ou croisement avec le sens familier : de con : « imbécile ») (Grand Robert). A noter cependant qu’on ne dit pas : « Non ! J’dévagine ! » Ainsi, comme l’écrivait Freud en 1905 dans Le mot d’esprit et ses rapports avec l’inconscient : « Les mots représentent une substance plastique et malléable à merci ; il y a des mots qui, dans certaines combinaisons, ont...

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Hypnose & Thérapies Brèves, Revue n°28 Fev-Mar-Avr 2013

Hypnose & Thérapies Brèves, Revue n°28 Fev-Mar-Avr 2013

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue N°28 : Février, Mars, Avril 2013 Edito : Et(h)iquettes ? Thierry Servillat « HYPNOSE & Thérapies Brèves » présente ses meilleurs vœux de bonne année à ses lecteurs. Evidemment, me direz-vous. A la revue, vous êtes polis ! Bon, d’accord, si vous le prenez comme ça, je vous propose une petite réflexion. HYPNOSE : que représente pour nous ce mot ? Une pratique que nous affectionnons et que nous trouvons utile ? Certainement ! Un simple mot auquel il convient de ne pas accorder (trop) de révérence impressionnée ? Sûrement ! Un mot qui nous relie, un « acteur réseau » ? Bien volontiers ! Une simple étiquette pour nommer nos pratiques que nous voulons sincèrement créatives ? Pas si sûr ! Et que dire des nouveaux termes qui fleurissent depuis 30 ans (et même un peu plus) pour désigner ces fameuses « thérapies brèves » dont la multiplicité peut à la fois nous stimuler et aussi nous décourager (nous ne pourrons jamais les apprendre toutes !) ? « Je viens vous voir parce que vous pratiquez l’hypnose ». « Ah oui, cela m’arrive, mais pas toujours, pas seulement », ai-je l’habitude de répondre, soucieux de garder le plus possible ma liberté d’intervention, la marge de manœuvre chère au regretté Richard Fisch… Lire la Suite…   “L’utilisation. Pour diluer les résistances“ Lilian Borges Zeig. Principe essentiel dans l’approche éricksonienne, l’utilisation est présentée ici de façon approfondie, de nombreux exemples cliniques illustrant la richesse du concept et son importance pratique fondamentale. Le Dr Milton H. Erickson a révolutionné la psychothérapie en y apportant de nombreuses innovations et une manière de la pratiquer différente de celle de son époque. Une de ses grandes contributions a été ce que nous appelons l’Utilisation. Celle-ci a été la facette centrale des interventions du Dr Erickson, et nous pouvons dire qu’elle faisait aussi partie de son style de vie. Il n’est pas possible de comprendre la psychothérapie éricksonienne sans comprendre cet important concept. L’Utilisation est la promptitude avec laquelle le thérapeute répond stratégiquement aux stimulations de l’environnement, du patient et de la situation thérapeutique afin d’arriver aux buts de la transe et de la thérapie. C’est une manière d’« explorer l’individualité du patient pour vérifier quels apprentissages, expériences et habiletés mentales sont disponibles pour combattre le problème et alors utiliser ses réponses personnelles internes uniques pour atteindre les objectifs thérapeutiques ». (Erickson & Rossi, 1979, p.1). C’est une manière de ne pas se laisser entraîner par la situation, mais au contraire de la prendre en main. « Le concept d’Utilisation implique que tous les aspects du client : son comportement, sa personnalité, ses relations et sa situation, sont potentiellement précieux et utiles pour rendre le patient capable d’acquérir des choix comportementaux plus gratifiants » (Erickson, 1980). Lire la Suite… “Hypnothérapie et « états du moi ». Tous en scène“ Luise Reddeman, Allemagne Très pratiquées en Allemagne, la thérapie des « états du moi » peut utilement être combinée avec l’hypnose, ce que nous montre Luise Redemann, auteure très connue dans ce pays. La psychothérapie est toujours associée au « drame de l’homme » – une expression de Fernando Pessoa – et nous prenons de plus en plus conscience que ce drame est entre autre l’expression de notre multiplicité intérieure, en particulier lorsqu’elle provient de traumatismes. La thérapie psychodynamique imaginative des traumas, (en allemand : Psychodynamisch Imaginative Trauma Therapie, PITT), a été développée en Allemagne à partir des années 1980 comme traitement intégratif des personnes souffrant de séquelles souvent graves de traumatismes de l’enfance. PITT est imprégnée par la psychanalyse,...

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Hypnose & Therapies Breves Revue 27 Nov Déc 2012 Jan 2013

Hypnose & Therapies Breves Revue 27 Nov Déc 2012 Jan 2013

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue n°27 Novembre Décembre 2012 Janvier 2013   Edito : “Très bien ! Et ensuite ? “ Dr Thierry Servillat   TRES BIEN ! ET ENSUITE ? L’hypnose est en vogue.  Son succès auprès du public est indéniable. Elle est reconnue comme une approche thérapeutique valable et innovante (grâce notamment à son utilisation en milieu chirurgical). Sa validité scientifique ? De moins en moins contestée ! Les établissements de soins les plus prestigieux l’invitent à exercer ses bienfaits « tous azimuts ». Nous ne pouvons que nous en féliciter ! Pour autant, si la naïveté est une qualité (scientifique), l’histoire de l’hypnose nous fait aussi savoir que c’est lors des moments les plus favorables qu’il faut penser l’avenir, afin de consolider les acquis et éviter les pièges de la griserie et de l’autosatisfaction. Pour cela examinons encore un instant le présent. Oui, depuis ces dernières années, l’hypnose s’impose1, comme l’avait annoncé en 2009 un grand hebdomadaire suite au Forum de Nantes. Elle le fait gentiment, avec le soutien des patients, l’adhésion enthousiaste d’un nombre croissant d’infirmières et d’infirmiers, l’effort des chercheurs, la curiosité de bons journalistes, le talent de quelques auteurs de livres utiles et démystificateurs. Les pionniers qui, depuis les années 80, ont travaillé souvent bénévolement pour la faire connaître, peuvent observer avec contentement les fruits de leur engagement. Lire la suite…   “Utiliser la dépression. Pour mieux se repérer“ Sylvie Mas, Teresa Garcia-Rivera Lors d’une conférence à l’Institut de France en avril 2010, Michel Le Moal affirmait que « le stress, les désordres bio-comportementaux, dont la dépression et les pathologies sociales, forment un nouveau paradigme » Ce nouveau paradigme est systémique ; dans le champ médico-psycho-social, c’est aussi une méthode qui permet de modéliser les événements individuels dans leur contexte en hiérarchisant les interventions. ELABORATION ET PRÉSENTATION DU MODÈLE Selon J.A. Malarewicz, le terme de dépression « recouvre maintenant toute inadéquation entre les exigences d’une existence placée sous l’empire de l’efficacité et les faiblesses légitimes que tout individu peut rencontrer dans sa vie ». De fait, depuis peu, la dépression et le suicide sont reconnus comme risques psycho-sociaux en lien avec la souffrance au travail et le stress3. Les facteurs de stress sont connus : performance et perfectionnisme, répression des émotions, compétition sociale et donc menace de perte sociale, défaut de soutien du groupe. Les conflits aggravent le statut physique et psychologique des personnes interrogées : les troubles dépressifs augmentent de 57% entre le début et la résolution d’un conflit.4 Dans le contexte socio-économique actuel où tout s’accélère, la tristesse, avec sa lenteur et son mouvement d’intériorisation, a bien peu de place pour opérer son rôle de transformation. Or la tristesse a une fonction naturelle d’intériorisation et de retrait. Elle permet non seulement d’équilibrer l’extériorisation et l’agressivité, mais surtout, elle est le mouvement descendant par lequel va s’opérer une transformation qualitative vers un autre niveau d’organisation psychocorporelle. Lire la suite…   “La chirurgie autrement. Hypnose et bientraitance“ Jean-Michel Hérin L’installation de l’hypnose dans les milieux chirurgicaux amène en premier lieu à reconnaître combien le langage en vigueur peut être anxiogène, pour lui substituer une communication plus rassurante. On peut aussi aller plus loin, quand l’anesthésiste fait confiance à sa créativité ! Pour définir ce qu’est l’hypnose, je montre souvent des stéréogrammes, ces images à la mode dans les années 1980, vaguement psychédéliques, que l’on fixe quelques instants à une certaine distance, avant de voir apparaître des éléphants ou des girafes au milieu de paliers multicolores. L’hypnose est un processus de focalisation, tout comme on focalise la vue pour voir apparaître les images dont nous pouvons avoir besoin à un moment donné (guérison),...

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Hypnose Thérapies Brèves Revue 26 Août Septembre Octobre 2012

Hypnose Thérapies Brèves Revue 26 Août Septembre Octobre 2012

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue n°26 Août Septembre Octobre 2012     Edito : “Hommage végétal“ Dr Thierry Servillat   Hypnose : Rassurez-vous, Patrick Bellet est bien vivant ! Comme le constatait Jane Birkin dans une de ses chansons déjà un peu anciennes à propos d’un homme qui était « parti acheter des cigarettes » (rassurez-vous encore, Patrick ne fume pas !) : « En fait, il est parti. » Vers d’autres projets (dont l’organisation du futur Congrès mondial d’hypnose en 2015), d’autres responsabilités (il présidera la CFHTB à partir de fin 2013). Patrick a fondé la rédaction de la revue « HYPNOSE & Thérapies brèves ». Avec ses mains pianotant le clavier de son ordinateur. Avec son regard aigu sur le monde présent. Sa belle Provence. Le monde francophone. Toute la planète. Planète : un journal qui a enchanté son adolescence, et qui a formé sa pensée, son intellect, sa vive intelligence. Et qui l’a bien sûr inspiré. Inspiration. Tout ce qui vit t’inspire, Patrick. Les arts quels qu’ils soient, et ceux qui ont le courage de les exercer. Tout ce qui pousse dans les vallons, les vergers, les jardins. Et aussi tes patients, tes étudiants. Et aussi ta formidable épouse Françoise…   “La résonance pour s’accorder au patient“ Sylvie Le Pelletier. Comment fonctionne l’hypnose thérapeutique ? Comment fonctionne l’hypnose thérapeutique ? Il se pourrait que la notion de résonance, issue des travaux systemiciens, puisse nous faire utilement avancer sur cette question et nous aider à bien rester centré sur l’essentiel dans notre pratique. Les regards que nous poserons ici sur la pratique de l’hypnose incitent à considérer cette approche comme l’essence même de toute pratique thérapeutique. Ces regards s’articulent au croisement du champ des thérapies systémiques et de celui de l’hypnothérapie. Deux questionnements se font face l’un l’autre autour d’un même thème. Dans le champ systémique, on peut s’interroger sur l’efficacité des interventions du thérapeute alors que ce dernier est lui- même un élément du système : comment être à la fois partie intégrante du dispositif thérapeutique et intervenir efficacement sur celui-ci ? Comment être paradoxalement acteur dans le système et tout à la fois observateur du système ? Dans cette perspective, dans le champ de l’hypnothérapie, comment l’influence – qui, nous le verrons, est réciproque – peut-elle être non seulement thérapeutique mais encore particulièrement efficace ? C’est en croisant la notion de résonance, considérée comme un levier thérapeutique puissant porté par le lien patient-thé- rapeute1, avec ce que nous connaissons de la nature de la transe hypnotique2, qu’il est possible de dessiner une dynamique de la transe commune. La mise en évidence de certains substrats anatomiques, les neurones miroirs, illustre en partie cette dynamique. Lire la Suite sur http://www.hypnose-ericksonienne.org/Les-Resonances-au-coeur-de-la-rencontre-hypnotique_a473.html   “L’acte d’anesthésie et la parole de l’hypnose“ Marc Galy. L’hypnose, un supplément d’efficacité et d’humanité…   Dans le contexte légal actuel de la pratique anesthésique, l’hypnose vient s’insérer en complémentarité des dispositifs technologiques pour apporter un supplément tant d’efficacité que d’humanité. A l’heure actuelle, l’acte d’anesthésie est devenu très technique. L’anesthésie est règlementée par des textes qui en définissent les contours et les obligations, ce qui n’est pas le cas pour d’autres spécialités. Le décret du 5 décembre 1994 sur « la pratique de l’anesthésie » a placé l’anesthésiste dans un rôle de clinicien en lui donnant les moyens d’évaluer et d’informer le patient. Néanmoins, au fil des années, des effets paradoxaux sont apparus, que les nécessaires restructurations hospitalières ont amplifiés. Nous nous attarderons sur la modification du rapport soignant-soigné, sur les difficultés du parcours de soin et sur « l’emprise de la technologie »...

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Revue Hypnose Thérapies Brèves 25 Mai Juin Juillet 2012

Revue Hypnose Thérapies Brèves 25 Mai Juin Juillet 2012

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue n°25 : Mai/Juin/Juillet 2012   Edito : “Bons choix chers collègues !“ Thierry Servillat A l’heure où ce numéro paraîtra, la France vivra à plein sa tradition démocratique : les élections. L’heure du choix, a-t-on l’habitude de dire. Praticiens de l’hypnose et des thérapies brèves, nous sommes experts dans l’aide au choix. Et – théoriquement – des spécialistes de la liberté. Ce type de sujet me fait régulièrement penser à la conférence qu’un psychanalyste argentin qui était venu donner dans le service de Psychiatrie que je fréquentais pendant mon internat, à la fin des années 80. Avec une grande lucidité, celui-ci avait évoqué le poids des souffrances qu’il avait portées en lui pendant la dictature du général Videla. Tout ce que ses patients lui avaient confié de colère, de détresse, d’abattement. Tout son questionnement et son malaise quant à son exercice dans un pays où les possibilités de choix étaient bien ténues. Après le regretté Paul Watzlawick, nous savons que la neutralité est impossible. Si nous existons, nous influençons et prenons position. L’exercice de nos métiers n’est donc probablement pas politiquement neutre. Ce n’est certes pas un hasard si les magnétiseurs, puis les praticiens de l’hypnose qui leur ont succédé, sont restés sous surveillance depuis la condamnation de 1784. Et même auparavant, avant que le magnétisme existe ! Aujourd’hui, nous avons la loi Accoyer. Approuvée par les uns, honnies par les autres. Pas encore vraiment appliquée, le sera-t-elle par le (ou la) futur(e) élu(e) ? Que faisons-nous donc, qui puisse intéresser – assez confusément, certes – nos gouvernants, et qui puisse éventuellement les préoccuper ? “La thérapie par l’épreuve“ Bernard Trenkle. La technique ordalique est un complément idéal au répertoire de l’hypnothérapeute.. On la définira brièvement par la prescription au patient d’une tâche à faire à la maison qui est si désagréable qu’il lui est beaucoup plus avantageux d’abandonner le symptôme. Les ordalies sont des techniques qu’Haley a développées en se fondant sur le travail d’Erickson (Haley, 1984). On les définira brièvement par la prescription au patient d’une tâche à faire à la maison qui est si désagréable qu’il lui est beaucoup plus avantageux d’abandonner le symptôme. L’ordalie doit être beaucoup plus pénible que les symptômes, mais rester toujours susceptible d’être effectuée par le patient et être bénéfique pour lui. Lire la Suite de l’article de Bernard Trenckle   “L’hypnose orientée multimédia “ Pierre-Henri Granier. Le dessin transmédia est l’occasion de faire ré-émerger la créativité du patient et du thérapeute, ceci en se reliant à une dynamique culturelle transmédia. Ce processus s’apparente à une danse partagée autour de la création numérique. Il s’agit d’une distance proximale entre un regard centré sur l’objet et un regard centré sur le vécu (sensoriel et relationnel). Pierre-Henri Garnier… Les rapports entre thérapie et multimédia sont principalement envisagés sous l’angle cognitivo-comportemental (thérapie virtuelle des phobies, par exemple). Les recherches actuelles se focalisent principalement sur les conséquences psychopathologiques (addiction aux jeux vidéo). Peu de travaux se sont intéressés aux processus hypnotiques et thérapeutiques liés à la création multimédia. Dans un cadre épistémologique humaniste et systémique, notre travail vise à explorer de nouvelles modalités d’intervention liées à l’émergence des cultures numériques. En référence directe et assumée au « mesmérisme », nous cherchons à appréhender les conditions d’émergence d’un flux thérapeutique lié aux pratiques multimédia. Comment mobiliser ce « flux culturel » en thérapie ? Comment l’utiliser pour amorcer, amplifier et ancrer les ressources des personnes ? Lire la Suite   “La métaphore efficace“ Teresa Garcia Sanchez.   Improviser une métaphore différente pour chaque client et chaque problème est possible. Et ceci facilite la communication...

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