Hypnose & Thérapies Brèves N°13 – 2009

Hypnose & Thérapies Brèves  N°13 – 2009

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue N°13:  Mai/Juin/Juillet 2009   Editorial : Herbes Folles. Dr Patrick BELLET Elles poussent parfois là où rien ne croît. La margelle d’un pont d’autoroute, l’abri des chariots d’un supermarché ou bien quelque encoignure bétonnée de nos villes sont au- tant de refuges inattendus pour des graines saupoudrées par le vent. Folles, elles doivent l’être pour investir des lieux aussi inhospitaliers ; et malgré tout elles s’y invitent et font ce pari fou de s’enraciner.   Dans « Hypnose et Thérapie de couple. Forger l’alliance », Joëlle Mignot dévoile d’abord ce que « les vieux Cherokees racontent aux enfants pour les initier à leur future vie de couple ». Elle évoque ensuite les grands axes à explorer : la place du corps et de la sensualité, le travail sur la respiration, la dimension de l’imaginaire érotique, le rapport à l’autre, la régression en âge, la métaphore, la dissociation… Il y a bien longtemps, tout au début du monde, vivaient le premier homme et la première femme. Ils partageaient chaque instant de la vie, passant leurs journées à découvrir les merveilles de la terre et leurs nuits à dé- couvrir le plaisir d’être ensemble. Un jour, cet homme et cette femme se disputèrent violemment… http://www.hypnose-ericksonienne.org/Hypnose-et-therapie-de-couple-Forger-l-alliance_a162.html   Henri Gomez, dans « Thérapies brèves et pratique alcoologique », considère « les addictés comme des livres qui écrivent leur histoire ». Sa méthodologie ne s’accommode pas de grilles de lecture exclusives et d’approches thérapeutiques faisant l’économie de la rencontre. Voici une approche originale directe et emphatique qui privilégie la relation hors des cases convenues. Il vous faut situer d’où je parle. Je gagne encore un peu d’argent comme gastro-entérologue secteur 1, au sein d’un établissement où, comme partout ailleurs, il est recommandé de débiter des actes, en découpant les corps par la maîtrise d’une technicité impeccable. J’ai abordé l’alcoologie par la pathologie somatique.   Marie Arnaud, dans « Les mémoires du corps. De l’ambiguïté psychosomatique à l’évidence hypnotique », souligne que pour permettre au patient de laisser ses ressources reprendre les rênes, « il est insuffisant de s’en tenir à l’utilisation de techniques. C’est un véritable processus psychothérapeutique en hypnose qu’il faut mettre en place ». Nous avons tous vu arriver ces patients désespérés parce qu’un confrère épuisé leur a déclaré : « Vous n’avez rien, c’est tout dans la tête ». « Mais moi, c’est au ventre que j’ai mal ». Oui, notre patient a bien mal au ventre… car son ventre parle de toutes ces blessures que la conscience claire a oubliées (ou refoulées) mais dont le corps se souvient. Peut-on par- ler de mémoire du corps ? Nous n’en avons au- cune preuve scientifique mesurable, mais c’est une hypothèse de travail très thérapeutique. http://www.hypnose-ericksonienne.org/Les-memoires-du-corps-Hypnose-et-psychosomatique_a161.html   Dominique Megglé, dans « Le courage en thérapie», veut « secouer le cocotier». Fort d’une trentaine d’années de métier, il donne quelques pistes aux praticiens et leur recommande notamment « l’examen de conscience. C’est mieux qu’une analyse didactique ». L’examen de conscience, nous dit-il, est bref et quotidien, il dure toute la vie et il est gratuit. Quand j’ai commencé ce métier il y a une trentaine d’années, j’avais des idées simples sur les soins et une pratique laborieuse parce que je voulais bien appliquer tout ce que j’apprenais. Depuis, mes idées se sont compliquées et l’action simplifiée.   Marilia Baker et Roxanna Erickson-Klein, dans « Elisabeth Moore Erickson, une vie hors du commun » rappellent le rôle important que joua l’épouse de Milton H. Erickson. Nous avons le plaisir de présenter deux articles en hommage à Mme Erickson qui mettent...

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Hypnose et Thérapies Brèves n° 12 – 2009

Hypnose et Thérapies Brèves n° 12 – 2009

Hypnose & Thérapies Brève: la Revue N°12: Février Mars Avril 2009   Editorial : ça c’est passé un dimanche. Dr Patrick BELLET Un de plus en moins, c’est selon… Les répères disparaissent. Le temps agonise, bientôt la fin, « électro-calendro-gramme » plat. Dimanche est mort. Dans ce monde de vitesse, un des derniers jalons, un des ultimes intervalles s’efface. Pas de répit et surtout pas de repos dans cette sorte de cécité temporelle qui conduit à rien de moins qu’une désorientation. Ou alors une seule et unique direction et surtout à donf !   Dans ce numéro, l’écrivain Henri Gougaud interroge les contes qui lui répondent : « Imite-moi et tu survivras. N’aie pas peur de te transformer sans cesse… ». Dans un récent entretien avec Henri Gougaud, celui-ci nous livre la « substantifique moelle» du conte, dans ce qu’il peut avoir de plus charnel et de plus vital. La nécessité du partage des mots au sein d’un espace et d’un moment où conteur et auditeurs sont rassemblés pour toucher à l’intime.   Marulla Hauswirth et Nathalie Bennoun s’intéressent aux possibilités qu’offre l’hypnose dans le contexte particulier d’une prise en charge collective de victimes de torture. La Suisse, terre d’accueil, reçoit des immigrés victimes de torture pour qui l’hypnose constitue une approche de réparation de leur humanité. Cet article est pour nous l’occasion de partager quelques observations et réflexions quant aux possibilités qu’offre l’hypnose dans le contexte particulier d’une prise en charge collective de personnes ayant été victimes de torture. http://www.hypnose-ericksonienne.org/Psychotherapie-et-hypnose-avec-des-victimes-de-la-torture_a146.html   Le psychiatre Eric Salomé explique comment il utilise l’hypnose pour aider les adolescents en souffrance et en situation de crise pouvant aboutir à une tentative de suicide. Pour des adolescents en souffrance et en situation de crise, l’hypnose est un recours pour les aider à se réorienter de façon apaisée. Ma pratique de psychiatres d’enfants et d’adolescents exerçant en secteur de psychiatrie publique m’amène souvent à rencontrer des adolescents hospitalisés en service de pédiatrie, à la suite d’une tentative de suicide ; ce qu’un collègue avait résumé dans un colloque, sous le titre « drôle d’endroit pour une rencontre ».   Olivier Cottencin, interrogé par Yves Doutrelugne, décrit l’arrivée de l’hypnose et des thérapies brèves au sein du service psychiatrique du C.H.U. de Lille. Y. Doutrelugne : Nous avons la chance, à Lille, d’avoir vu éclore et se développer il y a une quinzaine d’années l’hypnose et les thérapies brèves au sein du service de psychiatrie du CHU, à l’hôpital Fontan. Les internes les ont découvertes au travers de leurs aînés et dans la région, c’est toute la psychiatrie, publique et privée, qui peut l’apprécier, en harmonie avec les autres courants de pensées. Qu’est ce que « la thérapie » a apporté à ta pratique purement psychiatrique ? L’ostéopathe Jean-Pierre Véron dévoile comment « la main est offerte à la psyché », « comment le geste précède la décision ». D’un siècle à l’autre, le corps questionne, déclare, manifeste ; d’une époque à l’autre les réponses s’ajustent. La main est ouverte à la psyché.   Thierry Servillat décortique les mots « stratégies » et « intuition », s’opposent-ils en thérapie ou bien sont-ils complémentaires ? La thématique du 6e Forum de la CFHTB encourage l’embarquement et l’exploration. Un engagement aussi… Bien sûr, à Nantes, ville natale du visionnaire Jules Verne (1828-1905), à quelques centaines de mètres du port où celui-ci rêvait d’aventure en regardant les bateaux partir, l’hypnose et les thérapies brèves seront à leurs aises.   Dans la rubrique Grands praticiens, Jean-Marc Benhaiem présente l’œuvre de François Roustang, sa recherche clinique autour de l’hypnose. J’espère que cette...

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Hypnose & Thérapies Brèves N°11 2008-2009

Hypnose & Thérapies Brèves  N°11 2008-2009

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue N°11 Novembre Décembre 2008 – Janvier 2009   Editorial : Protocole ! Dr Patick BELLET Le mot sonne bien, il rassure. On sent qu’avec ce mot un accord a été signé, dûment établi, et qu’il combine les avantages du traité, du procès-verbal et du rituel convenu. Du solide en somme. Oui, mais l‘hypnose est une pratique hors normes, consubstantielle de la nature humaine, instable. Alors comment faire pour contenir cette variabilité ?   Ce numéro propose notamment des articles pratiques. Jean-Marc Benhaiem y décrit des exercices hypnotiques de recadrage pour arrêter de fumer. Le recueil des techniques et méthodes pour arrêter de fumer laisse apparaître une grande diversité des procédés. Certains prennent appui sur une dépendance pharmacologique qu’il faudrait défaire. D’autres sur des comportements ritualisés à rééduquer. Certains centrent leur action sur la peur de la maladie qui ferait fuir le fumeur, d’au- tres sur la jouissance d’une liberté retrouvée. Dans une approche plus généraliste, Jacques Auger et Jacques Puichaud s’intéressent aux techniques et aux stratégies du thérapeute   La fantaisie du pire, la « petite souris du Dr Vuong, le PPCPO, la « minute d’affliction » et autres billevesées ! Rappel de bonne pratique, selon TACT : la stratégie est première, et les techniques viennent s’y inscrire, comme autant d’outils possibles ; et jamais le contraire ! Le choix des techniques reste du ressort du thérapeute qui « tient son cadre ». Attention donc aux « étiquettes » cantonnant le thérapeute dans un seul domaine : hypnothérapeute, acupuncteur, etc qui font que la technique devient obli- gatoire, choisie par un tiers ou par le patient lui-même.   et Patrick Bellet donne des pistes aux thérapeutes pour démarrer cette délicate  » première séance ». Depuis déjà quelque temps, la formation est finie et après l’enthousiasme du début et son énergie motivante, la pratique, hélas, s’émousse. Maintenant, comment faire avec ce patient, loin des conseils des formateurs et des encouragements des collègues ? Bien sûr, les supervisions, les commentaires confraternels sont indispensables, mais en attendant « la piqûre de rappel » de la supervision, comment démarrer ? En essayant des comparaisons.   D’un point de vue plus conceptuel, Pierre Courtial conclut son article sur sa vision systémique qu’il appelle le « réseau monde ». Là où l’hypnose redistribue les cartes issues de couplages antérieurs, il existe une thérapie qui travaille au niveau de la logique même du couplage, en tant qu’il passe du fractal au causal, de la pensée à la matière : la thérapie ACCES. La thérapies ACCES (Courtial et Dumont, 2007, Courtial, Dumont, Bailon-Moreno, 2007) demande au sujet de s’imaginer « dans le noir, au milieu de nulle part ». Surviennent alors des impressions d’échec de soi.   Pour sa part, Paul-Henri Mambourg ouvre une controverse après la publication, dans le n°9 de la revue, du compte-rendu d’une séance de thérapie menée par Giorgio Nardone, à vous de juger… Une controverse apparaît au cœur de laquelle se trouvent le paradoxe et la provocation et leurs multiples expressions et ententes. Aussi ce numéro nous donne l’occasion d’inaugurer, peut-être, un nouveau type d’article de « fiction pédagogique ». L’article “Le sale gosse, la mama et Giorgio Nardone” paru dans le N°9 de la revue “Hypnose et thérapies brèves” a suscité pas mal de réactions parmi les thérapeutes éricksoniens de Liège.   Rubriques : Dans la rubrique Grands praticiens, Yves Doutrelugne raconte Bill O’Hanlon et « son itinéraire d’un suicidaire qui a bien tourné… » Quand tu es au milieu de l’enfer, souviens- toi d’une chose : Continues à marcher ! Bill O’HANLON Qui est-ce ? Quel guitariste, auteur des textes de...

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Hypnose & Thérapies Brèves N°10 – 2008

Hypnose & Thérapies Brèves N°10 – 2008

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue N°10: Août Septembre Octobre 2008   Editorial : Farniente ! Dr Patrick BELLET Cette irruption d’un langage concret, matérialiste pour conjurer l’angoisse du flou, de l’inattendu, crée davantage de rupture que de fluidité dans l’abord des émotions et de toutes pathologies. Comme si le langage dominant de l’économie devait aussi s’appliquer à celui de la santé.   Dans ce numéro, Bertrand Piccard nous livre ses réflexions sur le sens de la thérapie et de l’hypnose, entre doute et spiritualité ;   Philippe Villien s’interroge avec finesse : « La thérapie est-elle soluble dans l’humour ? » en développant le sujet autour de l’alliance thérapeutique et de ses modes de communication.   Eric Bonvin nous donne rendez-vous au coeur de la relation pour évoquer la liberté et la créativité thérapeutique qui en découle. En une touchante et malicieuse nouvelle, Piem se souvient de sa première consultation chez la psychanalyste ; un régal d’humour.   Le Dr Jean-Claude Espinosa décrit à partir d’un cas clinique un peu provocant une technique très intéressante de contrôle de l’anxiété , « le point neutre émotionnel », accessible à tous les débutants et même au-delà…   Jean-Pierre Courtial développe un modèle « Le réseau-monde » qui tend à situer la relation thérapeutique en un espace plus vaste que communément admis en mettant l’accent sur l’interdépendance des phénomènes relationnels.   Dans la rubrique « Grands praticiens », Eric Bardot présente Francine Shapiro et sa découverte de l’EMDR dans une perspective hypnotique actuelle. Francine Shapiro est née en 1949 mais sa vie va basculer, à l’âge de 30 ans, en 1979. A cette époque, elle obtient un doctorat de littérature anglaise à l’université de New York à partir de l’œuvre poétique de Thomas Hardy. C’est un auteur du XIXe siècle dont les romans sont profondément ancrés dans les paysages et la société paysanne du Sud de l’Angleterre sous l’ère victorienne. À partir de ces études de texte, elle s’intéresse à éclairer notre culture. http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-HYPNOSE-Therapies-Breves-EMDR-Des-yeux-pour-guerir-Francine-Shapiro_a35.html   Quant à Muhuc et Stefano Colombo, ils ont travaillé sur le thème du « lâcher prise » et avec eux la question se pose ! Un rappel historique sur la découverte de l’Hypnotisme par James Braid vient donner un contre-point à l’EMDR et replacer le débat contemporain sur le plan éthique grâce aux commentaires, toujours d’actualité, de Durand de Gros à la fin du XIX siècle : distorsion du temps ou intemporalité des attitudes.   François Chardon nous invite à l’exposition « Traces du sacré » du centre Pompidou qui nourrit le débat ouvert par Bertrand Piccard en proposant d’autres arguments transdiciplinaires.   Irène Bouaziz et Chantal Gaudin font le compte-rendu des 4èmes Transversales de Vaison-la-Romaine et exercent leur humour à cette tâche !   Christine Guilloux, aventureuse, se demande ce qu’est la biologie totale, un concept séduisant ou, ou ?   Joëlle Mignot vient nous rafraîchir sensuellement avec un cocktail à boire « Les yeux dans les yeux ». Et les éditos de Patrick Bellet et Didier Michaux ouvrent et clôturent ce n°10 sur des thèmes qui, paradoxalement, sont proches : « Farniente » et « Peut-il y avoir une science de l’hypnose? »   Pour vous abonner à la Revue Hypnose & Thérapies Brèves, cliquez...

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Hypnose & Thérapies Brèves, la Revue n°9 – 2008

Hypnose & Thérapies Brèves, la Revue n°9 – 2008

Hypnose & Thérapies Brève: la Revue N°9: Mai Juin Juillet 2008   Quoi de Neuf ? Editorial du Dr Patrick Bellet. Est-il possible de se renouveler ? L’hypnose, vieille dame indigne, et ses filles les thérapies brèves, toutes aussi turbulentes, sont-elles capables d’autre chose que ce que les médias grand public veulent bien montrer ? Les mêmes sempiternelles présentations qui flattent le goût du merveilleux et du sensationnel. Hélas, notre modeste revue, trop « élitiste » aux yeux de certains, ne pourrait être exposée au grand public et n’est pas citée dans ces articles, non par oubli, mais délibérément. Que craignent-ils ? La différence ? Nous fondons notre travail sur le crédit et, en ces temps financiers perturbés, cela relativise ces valeurs ; nous fondons, disais-je, notre travail sur l’existence de ressources chez nos consultants et les médias rétorquent « Que non, ils ne comprendront pas ! ». Quel mépris, quelle arrogance, quel décervelage ! Je suis un peu « énervé », j’en conviens. Mais devons-nous seulement répondre aux attentes présumées ou plutôt susciter d’autres interrogations ? Dans ce numéro consacré en grande partie au congrès du 20e anniversaire de l’Institut Gregory Bateson de Liège. Vincent Gérard traite des « prises en charges et interventions stratégiques avec les enfants et les adolescents selon le modèle des thérapies brèves ». Voilà quinze ans que j’ai commencé à prendre en charge des enfants et des adolescents. J’étais alors un jeune thérapeute et je n’avais qu’une maigre expérience pédiatrique. Quelques années plus tard, je fis mon entrée dans le service pédiatrique d’un grand hôpital de la région de Charleroi. Le chef de service me proposa alors d’animer des ateliers pédiatriques : les troubles dans l’apprentissage de la propreté (énurésie, encoprésie…), les difficultés relationnelles enfants-parents, les peurs et phobies diverses, la jalousie et l’envie dans la fratrie… L’origine de cette demande était simple : dans environ 90 % des consultations de pédiatrie, les parents se plaignent de problèmes relationnels ou psychologiques chez leur(s) enfant(s). Cette nouvelle tâche qui m’attendait avait donc aussi des visées préventives. Vous imaginez sans peine les questions qui m’assaillirent… Jean-Jacques Wittezaele évoque « la question du « sens » en thérapie stratégique », le Pourquoi du Comment ! Dans le cadre de ce bilan global de vingt années d’IGB, ce qui fait presque vingt-cinq ans de pratique de la thérapie brève, je voulais aborder un aspect de mon travail qui a beaucoup évolué depuis les débuts… Il s’agit de la manière de répondre aux demandes de mes patients qui touchent à la « compréhension » de leurs difficultés. Compréhension des « causes » du problème qui les amène à venir me voir, de leur origine, de leur construction, compréhension de leurs symptômes, compréhension de ce qui leur arrive parfois, tout simplement. Ces questions me paraissaient être des questions « parasites » en quelque sorte pour la thérapie. Et j’y répondais donc de façon radicale en les mettant devant un choix illusoire : « Si vous deviez choisir entre la recherche des causes de votre problème ou faire en sorte d’y trouver des solutions, que choisiriez-vous ? » Confrontés à ce choix, la plupart répondaient qu’ils préféraient la recherche d’une solution. Mais j’ai pu constater que, dans pas mal de cas, cela ne faisait pas pour autant disparaître leur préoccupation de la recherche d’un « sens » à leur problème. Patrick Boscolo fait le point sur « 20 ans d’erreurs en thérapie brève » et décrit le « Vade Mecum du thérapeute maladroit ». Comme beaucoup d’entre nous peuvent s’enorgueillir d’une expérience considérable d’échecs et d’erreurs, j’ai tenu à vous...

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Hypnose & Thérapies Brèves N°8 – 2008

Hypnose & Thérapies Brèves  N°8 – 2008

Hypnose & Thérapies Brève: la Revue N°8: Février Mars Avril 2008 Editorial : Patrick Bellet Hypnose: Cette irruption d’un langage concret, matérialiste pour conjurer l’angoisse du flou, de l’inattendu, crée davantage de rupture que de fluidité dans l’abord des émotions et de toutes pathologies. Comme si le langage do- minant de l’économie devait aussi s’appliquer à celui de la santé.   Articles : Tchouang Tseu, Hypnos et Confucius. L’art des analogies et des thérapies brèves dans l’empire du milieu. Dr Jean Becchio Nous venons de participer à une conférence dont le sujet, au titre compliqué, était passionnant : « Divergences et similitudes sur le problème de l’Origine, entre la pensée chrétienne et la pensée taoïste. » Nous n’allons pas reprendre les grandes idées de cette soirée qui a mis en parallèle la phrase de Jean l’Evangéliste, « au début était le Verbe… et le Verbe s’est fait chair… », avec la vision taoïste « au début était le Souffle et le Souffle a donné naissance aux dix mille êtres ».     Suicide et hypnothérapie aux urgences. Emotions et paradoxes sur le seuil…Virginie Lagrée Très souvent confrontée à la crise suicidaire au service des urgences où je travaille, j’étais en quête d’une manière de mieux aborder les situations de crise, singulièrement la crise suicidaire, sans heurter ni juger, sans pathologiser d’emblée, en respectant la position du patient, même si celle-ci a pu le conduire à un choix contestable, ou plutôt à un « non-choix ». http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-HYPNOSE-Therapies-Breves-Suicide-et-Hypnotherapie-aux-urgences-emotions-et-paradoxes-sur-le-seuil_a103.html   Hypnose et musicothérapie. Facteurs d’ordre bien tempérés. Olivier Benarroche Quelle tâche plus passionnante que de tenter ici de jeter un pont entre le plus noble des arts et la mère de toute médecine ? La musique, langage immémorial et universel, s’adressant au plus profond de l’être pour lui suggérer des sentiments insoupçonnés, aurait-elle à voir avec l’hypnose qui, par la voie royale de la parole, permet de rééquilibrer le corps et l’esprit dans le respect d’un tout indissociable ?   Hypnose et difficultés scolaires. Les nouveaux crayons dans la trousse. Amer Safieddine Il est un fait peu connu : de nombreuses études affirment que seuls 30 % de nos enfants scolarisés sont en mesure de suivre une scolarité « normale », sans grands encombres, celle qui est validée par les instances officielles. http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-HYPNOSE-Therapies-Breves-Hypnose-et-difficultes-scolaires_a102.html   Douleurs chroniques, fascination morbide. Contre-fascination thérapeutique et attention vertueuse. Luc Farcy L’utilisation de l’hypnose médicale en consultation de douleur chronique est un outil thérapeutique, un outil de communication et surtout un outil de changement des bases qui définissent une relation thérapeutique. http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-HYPNOSE-Therapies-Breves-DOULEURS-CHRONIQUES-FASCINATION-MORBIDE-Contre-fascination-therapeutique-et-attention_a104.html   Les grands praticiens : Frank Farrelly et la thérapie provocatrice. Wilfrid Martineau Né en 1931, ancien élève de Carl Rogers, Frank Farrelly est psychothérapeute, professeur à l’université du Wisconsin.   Quiproquo, malentendu et incommunicabilité : Ça vous dérange pas ? Stefano Colombo, dessin de Muhuc L’autre pour, je suis arrivé au cabinet un peu en lézard. La malle d’attente était à moitié pleine ou, si vous roulez, à moitié bide.   Références : Amand Marc Jacques de Puységur, artilleur et humaniste. Patrick Bellet L’année 1784 demeurera mémorable pour deux événements majeurs dans l’histoire de la médecine et de la psychologie. Tout d’abord, la parution du Rapport des commissaires du roi sur le magnétisme animal, évoqué dans le n°3 d’Hypnose & Thérapies brèves, qui établit le rôle de l’imagination des patients dans leur propre soulagement et le sujet d’aujourd’hui : la découverte du somnambulisme artificiel et ses corrélats humanistes.   Exposition : Les figures d’Arcimboldo, l’unité du moi. François René Chardon Arcimboldo pourrait être le nom de scène d’un magicien de cabaret. Arcimboldo, le Milanais du...

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Hypnose & Thérapies Brèves N°7 – 2007 – 2008

Hypnose & Thérapies Brèves  N°7 – 2007 – 2008

Hypnose & Thérapies Brève: la Revue N°7: Novembre Décembre 2007 – Janvier 2008   Editorial : Effet de serre et hypnodiversité. Patrick Bellet Notre petit monde serait-il menacé de fermentation ? Risquons-nous la macération, l’étouffement par un cloisonnement intempestif ? Au fur et à mesure que l’hypnose retrouve droit de cité, qu’il est possible d’inviter celle-ci à l’Université sans trop d’effroi, serions-nous devant des en- jeux de légitimité qui pourraient édulcorer sa nature floue, changeante, fluide et stimulante ?   Articles : La relation hypnotique. Réflexions sur une relation très particulière. Jean-Philippe Zindel De prime abord, nous associons généralement et automatiquement avec le terme d’« hypnose » un certain nombre d’images évoquant ses phénomènes tels que les régressions en âge, les phénomènes idéomoteurs, la distorsion du temps, etc., avec leurs potentiels thérapeutiques.   Se dissocier. Mais comment faire autrement ? François Roustang Que l’on évoque la schizophrénie, l’hystérie, l’hypnose, les personnalités multiples, le double, les troubles post-traumatiques, on finit toujours depuis un siècle par rencontrer la notion centrale de dissociation et le cortège inévitable de Janet, Bleuler, Freud.http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-HYPNOSE-Therapies-Breves-Se-dissocier-mais-comment-faire-autrement-Hysterie-schizophrenie_a94.html   Ce que les éléphants m’ont dit… Les leçons de thérapie que je n’oublierai jamais. Michael D. Yapko Que peut offrir un psychologue clinicien expérimenté au programme de reproduction des éléphants les plus menacés d’Asie et d’Afrique ?   Métaphores…. Pour éveiller la résilience chez les patients. Consuelo Casula Est-il possible à un petit souffle de vent de restaurer une âme après un tsunami ? Est-il possible pour une métaphore, avec sa légèreté, d’aider un patient à dépasser le poids de sa souffrance ? Est-il possible pour une métaphore de représenter la voie pour retrouver la douceur de la vie après avoir éprouvé beaucoup de violence ?   Les grands praticiens :Emie Coué, l’imagination bienveillante. Patrick Bellet Emile Coué fait partie de ces hommes à la fois célèbres et méconnus dont l’œuvre se poursuit, mais parfois de façon détournée, voire dévoyée. Coué naît à Troyes le 26 février 1857. Elève doué, il devient pharmacien et s’installe à 25 ans dans cette ville. A l’époque, les remèdes étaient le plus souvent composés par le pharmacien et nécessitaient l’attention bienveillante de celui-ci pour la bonne observance du traitement.   Quiproquo, malentendu et incommunicabilité : Randonnée médicale. Stefano Colombo Que ma faculté de médecine fut généreuse ! Je lui suis infiniment reconnaissant. Cela est valable aussi pour toutes les facultés de médecine, la reconnaissance est donc de mise, le lecteur médecin est averti. Vous avez acquis de bonnes bases médicales. Vous êtes devenu un bon docteur. Vous êtes au courant de la dernière découverte.   Références : Bernheim, « l’hypnose n’existe pas ! » Patrick Bellet Après la controverse sur la « normalité » de l’hypnose, succède celle de la réalité de son existence. Bernheim, piètre praticien de l’hypnose, lui dénie toute existence et pose les fondements de la psychothérapie suggestive à l’état de veille. Pour lui, il ne s’agit que de suggestion et de suggestibilité, autrement dit des capacités du patient à percevoir les paroles qui lui sont adressées. Ce texte, écrit en 1897 dans La Revue de l’hypnotisme, conserve toute son actualité et vient nourrir le « débat circulaire » qui oppose les partisans de l’objectivation de l’hypnose aux tenants de son immatérialité subjective. Mais peut-être les réponses sont-elles ailleurs ?.   Exposition : Chagal à Martigny, un ange passe. François René Chardon Pour qui ne possède qu’une connaissance superficielle du champ de l’esthétique, un artiste se résume souvent à une œuvre : Guernica pour Picasso, Les Tournesols pour Van Gogh, La Joconde pour De Vinci, et comme l’a peut-être dit Pierre...

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Hypnose & Thérapies Brèves N°6 – 2007

Hypnose & Thérapies Brèves  N°6 – 2007

Hypnose & Thérapies Brève: la Revue N°6: Août Septembre Octobre 2007 Editorial : Brèves de thérapies. Dr Patrick Bellet Traduction rapide de l’anglo-américain, les thérapies brèves sont perçues par certains comme incomplètes, parce que apparemment courtes. Or si le vocable « brève » a une première acception synonyme de court, il possède d’autres nuances comme brusque, brutal, incisif, ou dans un autre ordre d’idée : en résumé, en conclusion, enfin, pour en finir. Toutes ces significations peuvent s’accorder dans la mesure où les thérapies brèves ont en commun une vision globale et synthétique de la problématique du sujet au moment où il consulte.   Articles : De la rigueur glacée de la science médicale à l’écoute, à la parole… et à l’espoir qui fait vivre ! Patrice Queneau Le temps est venu de réconcilier médecine « scientifique » et humanisme et de (re)découvrir que la « science médicale » avec ses avancées prestigieuses (en pathologie cardio-vasculaire…) n’optimise ses résultats qu’à l’aune d’une relation confiante, intime et constructive entre le médecin et le malade, entre le soignant et le soigné, entre la médecine et la société.   L’hypnose: Un chemin sous notre peau, vers un autre savoir. Eliane Corrin Tous nous possédons un savoir sous notre peau. Ce savoir nous est accessible dans l’immédiateté du ressenti, par le retour au corps à l’écart de nos pensées. L’hypnose en est le chemin. Elle nous conduit à nous reconnecter à ce savoir qui transite par le corps, savoir à retrouver notre propre capacité à être et se tenir vivant entièrement en notre corps, en notre monde. http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-HYPNOSE-Therapies-Breves-L-HYPNOSE-Un-chemin-sous-notre-peau-vers-un-autre-savoir_a95.html Le « burn out ». L’hypnose pour prévenir et guérir. Nicole Ruysschaert De nos jours, la notion de « burn out » a acquis une place importante, on parle du stress au travail. Mais qu’est-ce que le « burn out » ? Une dépression, un état de surmenage, un épuisement, un autre nom pour la neurasthénie d’autrefois ? Les gens souffrant du « burn out » se plaignent de fatigue mentale et physique, ils se sentent épuisés, ont de la peine à se concentrer et ont des troubles de la mémoire. Avec leur entourage, ils sont irritables et de mauvais humeur et développent une attitude cynique pour se protéger. http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-HYPNOSE-Therapies-Breves-le-Burn-Out–l-hypnose-pour-prevenir-et-guerir-Stress-burn-out-hypnose_a96.html   Psychosomatique et inventivité. Comme un œuf dans une boite en carton. Ysabelle Deneff « Comme un œuf dans une boîte en carton » était le titre que ce patient, un jour, donna à son histoire et à celle de sa maladie. Elle s’était construite au fil de nos entretiens. Fruit d’une lente élaboration, elle avait surgi de la spontanéité de ses éprouvés autour de cette maladie et progressivement lui avait permis de l’apprivoiser, la rendant moins étrangère à son existence, l’amenant peut-être ainsi à se réconcilier avec elle. Rubriques : Les grands praticiens : Paul Watzlawick, la dernière séance… Jean-Jacques Wittezaele Un grand maître n’est plus… Le 31 mars 2007, Paul Watzlawick est décédé en son domicile de Palo Alto. Même les constructivistes les plus radicaux sont attristés par ce changement de niveau de réalité : le géant sur les épaules duquel des générations de chercheurs et de cliniciens se sont élevés a quitté notre monde sensoriel où sa disparition fait saigner nos cœurs pour une réalité virtuelle d’où il continuera, heureusement, à stimuler nos esprits. Quiproquo, malentendu et incommunicabilité. Avec mes meilleurs « veux ». Stefano Colombo, dessin de Muhuc P : Merci, Docteur, de me recevoir. Je ne veux pas vous déranger, d’autant plus que votre agenda est complet et votre temps précieux. T : C’est fait. Quelle est la raison de...

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Revue Hypnose & Thérapies Brèves N°5 – 2007

Revue Hypnose & Thérapies Brèves  N°5 – 2007

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue N°5: Mai Juin Juillet 2007 Hypnose: Editorial : Médium. Dr Patrick Bellet « La parole est moitié à celuy qui parle, moitié à celuy qui escoute. » Montaigne La science intéresse de plus en plus la publicité qui espère bientôt contrôler les comportements futurs des acheteurs potentiels. De récents travaux laisseraient augurer une ère nouvelle de prospérité pour tous les marchands (seulement les marchands ?) et cet élan porte un nom : le « neuromarketing ». A nouveau pionniers, les Etats-Unis n’hésitent pas à s’investir dans des programmes qui ouvrent de nouvelles perspectives à l’humanité : « Etes-vous plutôt Pepsi ou Coca ? ». Question binaire et réductrice, comme si aucune autre boisson n’était désaltérante ?   Articles :   Hypnose profonde et thérapie brève. 2e partie : L’emploi du temps du thérapeute éricksonien. Dr Dominique Megglé Dans un article précédent, j’ai tenté de montrer, en suivant Erickson pas à pas, l’immense intérêt de l’hypnose profonde (HP) en thérapie brève. Le lecteur a pu être inquiété par les importantes exigences de temps qu’elle requiert. L’HP paraît inatteignable au praticien de base, affronté à une clientèle « tout venant » et déjà épuisé par sa charge de travail. A présent, pour démontrer le contraire, c’est-à-dire qu’elle simplifie le quotidien, je vais essayer de poser les indications de l’HP et d’exposer ce que pourrait être l’emploi du temps du thérapeute éricksonien dans sa pratique quotidienne.   « A corps perdu », l’histoire de Lina. Jacques Puichaud, Jacques Auger Lina et ses parents, personnages d’une « histoire brève de thérapeute », illustrent une approche de la thérapie brève et de l’utilisation de techniques hypnotiques dans une situation où un dysfonctionnement corporel est présenté comme involontaire. Sur le serpent de mer de l’évaluation… Big Brother serait-il parmi nous ? Christine Guiloux La récente querelle d’écoles dans le champ de la connaissance et de l’action sur le comportement de l’homme où les protagonistes se fixent sur la question difficile (insoluble ?) de l’évaluation des psychothérapies permet de mettre en perspective historique ce thème sous des angles de vision multiples. Faire fi d’elle ou la pudeur thérapeutique. Claude Deronzier Médecin hospitalier exerçant en soins palliatifs depuis leur création en France, j’ai été à l’origine de l’utilisation de l’hypnose éricksonienne dans cette discipline. Cette pratique proposée dans divers hôpitaux s’est accompagnée de réactions variées et habituelles : doute sur le sérieux du praticien, suspicion quant à ses intentions, et surtout curiosité.   Rubriques : Les grands praticiens : Insoo Kim Berg. Dr Julien Betbèze Insoo Kim Berg est décédée à Milwaukee le 10 février 2007. Insoo s’est éteinte alors qu’elle était dans son sauna, en train de se reposer après avoir effectué ses exercices de gymnastique quotidienne. Jusqu’à la fin, elle est restée active. Elle a continué à travailler et à suivre des formations afin de transmettre son savoir-faire sur la thérapie centrée sur la solution. Quiproquo, malentendu et incommunicabilité : Avec mes remerciements. Stefano Colombo, dessin de Muhuc. J’adore les papeteries. Elles relèvent d’une nature particulière, quelque chose comme la trajectoire d’un chaos que l’être humain a réussi à endiguer pour pouvoir le présenter dans un ordre tout en couleurs. Parle le langage du patient ! Manfred Prior Pour les patients « difficiles » et qui « résistent » : glisser dans chaque phrase une négation compréhensive. Comme psychothérapeute et conseiller, on est encore et toujours de nouveau confronté avec des personnes qui sont « difficiles » et qui ont beaucoup de « résistance ». (N.B. : je suis d’avis que les mots « difficile » et « résistance...

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Hypnose & Thérapies Brèves N°4 – 2007

Hypnose & Thérapies Brèves N°4 – 2007

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue N°4 Février Mars Avril 2007 Editorial : La déclaration. Dr Patrick Bellet Hypnose: S’il est une parole ou plus exactement une forme de parole qui implique un engagement, et les élections à venir nous en donneront des occasions, c’est bien la déclaration.   Articles : Utilisation des tâches en psychothérapie éricksonienne. Art et Méthodes. Jeffrey K. Zeig La première considération en psychothérapie devrait être de déterminer les résultats et les buts désirés. Les buts des patients et ceux des thérapeutes coïncident souvent, mais quelquefois non. Le patient peut ne pas savoir spécifiquement ce qu’il faut faire, le thérapeute peut vouloir travailler sur un niveau d’expérience autre que celui que le patient envisage. Enfin, le clinicien doit penser : « Qu’est-ce que je veux communiquer au patient qui permettra le changement ? » Les buts du thérapeute dépendent de la réponse à cette question impérative. Hypnose profonde et thérapie brève. Non, Erickson n’était pas un éricksonien moderne ! Dr Dominique Megglé L’utilité thérapeutique de l’hypnose profonde (HP) semble négligée dans le monde actuel des thérapies brèves. La littérature scientifique a beaucoup développé les thèmes de « l’hypnothérapie sans transe formelle », de « transe conversationnelle », « d’accompagnement », « d’hypnose sans hypnose » et, surtout, de communication hypnotique. Bref répertoire aléatoire de psychothérapie. Brouiller ce qui pourrait apparaître plus clairement… Philippe Villien Il règne dans le monde de la psychothérapie une pagaille qui, me semble-t-il, ces derniers temps, a tendance à s’estomper au profit d’un certain éclaircissement et d’une tentative de mise en place de repères pour que le chaland puisse s’y retrouver. De l’écopathologie à l’écothérapie. Les interactions entre l’individu et son environnement. Joanic Masson Cet article envisage une perspective écologique de la psychopathologie et de la psychothérapie, au sens donné par Gregory Bateson. Il s’agit de considérer l’importance des interactions qui se construisent entre l’individu et son environnement, comme étant à la base même de la singularité identitaire du sujet. Vous avez dit « pourquoi ? », C’est le « comment » qui fait le charme d’une thérapie. Dr Stefano Colombo « Docteur, pourquoi j’ai ça ? » C’est la deuxième séance ou la septième, et cette question tombe comme un couperet, glissée entre deux phrases sur un ton anodin traduisant souvent un mélange d’inquiétude et d’espoir. Espoir que la réponse puisse ouvrir une porte vers la solution de la problématique : « Si je connais la cause, alors… »   Rubriques : Les grands praticiens : Steve de Shazer. La question miracle. Dr Julien Betbèze Parmi les éricksoniens, de plus en plus de psychothérapeutes s’intéressent aux apports, aussi bien théoriques que pratiques, proposés par Steve De Shazer, thérapeute « bref » qui se situe dans la lignée de l’œuvre de Milton H. Erickson. Quiproquo, malentendu et incommunicabilité : « Autrefois… » Manfred Prior. Dans presque chaque séance thérapeutique, il est souhaitable de temps en temps de s’assurer qu’on a bien compris le patient quant à sa manière de voir ou de vivre le problème ou le symptôme. Avant ou toujours ? Dr Stefano Colombo, dessin de Muhuc Avant l’avent (« période de préparation à Noël »), je poursuivais, en avant toute, dans un avant- dernier effort de terminer ces lignes pour avoir l’avantage d’arriver avant que prévu.   Références : Philippe Pinel, plus qu’un libérateur, un précurseur ! Dr Patrick Bellet CHS de M… mardi matin. – « Tu sais ce qu’a fait le nouvel interne la semaine dernière au pavillon G 10 ? » – « Non, quoi donc ? » Exposition : L’art Brut, à Lausanne. Une discipline...

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Hypnose & Thérapies Brèves N°3 – 2006

Hypnose & Thérapies Brèves N°3 – 2006

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue n°3 Novembre Décembre 2006 / Janvier 2007 Editorial : Attention, purin d’orties ! Dr Patrick Bellet Drôle d’accroche sans doute, mais une sorte d’urticaire mental me démange. Attention. Que veut-il dire avec ce mot ? Prendre garde ? Ou bien être attentif ? Et alors quelle différence ? La seule qui conduit largement le monde : la peur ! Et le meilleur moyen de lutte qui ait été trouvé, combinant économie de moyens mis en jeu et minimes dégâts collatéraux, est le fameux principe de précaution. Principe au nom duquel nul ne peut s’opposer, sous peine de passer pour un irresponsable voire un complice des fauteurs de troubles. Un exemple parmi d’autres : la nourriture.   Articles : La vérité Hypnotique. Histoire de ses avatars. Thierry Melchior « Hypnose » et « vérité » : quand on associe ces deux mots, une des premières idées susceptibles de venir à l’esprit, c’est que l’hypnose est un moyen d’aider les patients à retrouver les vraies causes, l’origine véritable mais « refoulée », « clivée », « déniée », « désavouée » ou « dissociée » des symptômes psychologiques ou psychosomatiques dont ils souffrent.   La douleur dans l’entonnoir ne coulera plus dans le tonneau des Danaïdes. Dr Eric Bardot Le contenu de cet article a servi, dans le cadre des Transversales de Vaison-la-Romaine 2006, de canevas à l’animation d’un atelier qui avait pour finalité de présenter un métamodèle de traitement dans les thérapies de la douleur et de la détresse. Ce métamodèle a été conçu à partir de mon expérience professionnelle en collaboration étroite avec mes collègues nantais de l’Arepta.   Faut-il se méfier du mois de février ? Milton H. Erickson et l’éthique. Dr Jean-Claude Espinosa « L’homme de février » est l’étude d’un cas par Milton H. Erickson, en 1945, qui illustre l’utilisation de la régression en âge dans le traitement d’une jeune femme dépressive. Celle-ci souffrait également d’une phobie de l’eau provenant du souvenir traumatique refoulé d’avoir été responsable de la noyade de sa sœur, noyade qui n’a pas eu lieu.   L’hypnose chez l’enfant. Le jeu du « comme si ». Dr Chantal Wood, Antoine Bioy L’hypnose est un outil fabuleux lorsqu’on travaille avec les enfants. En effet, l’enfant est déjà dans un monde imaginaire et va pouvoir adhérer d’autant plus facilement à ces techniques et apprendre à faire face à sa douleur ou ses problèmes. Dans notre hôpital, l’hypnose est largement utilisée par un bon nombre des soignants :   La fibromyalgie comme une métaphore. Une prison, une cage… réelle ou virtuelle ? Géraldine Franzetti, Etienne Lajous La fibromyalgie rencontre de plus en plus d’intérêt dans les milieux scientifiques, et le dernier Congrès mondial de la douleur s’en est fait l’écho à Sydney, en août 2005. Il ressort de ces études que 600 000 Français, 2 % de la population occidentale et jusqu’à 4,9 % des femmes seraient atteints par cette affection. Bien que reconnue par l’OMS, certains pensent que ce syndrome n’existe pas. L’un de nos confrères écrivait récemment dans une revue professionnelle (Revue pratique Médecine générale 2005 ; 19,692) : « Allons-nous longtemps cautionner des diagnostics douteux ou à la limite de l’escroquerie pure ?… » http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-HYPNOSE-Therapies-Breves-La-fibromyalgie-comme-une-metaphore-hypnose-et-fibromyalgie-Traitement-Fibromyalgie_a97.html   Rubriques : Les grands praticiens : Ernest Rossi, un « horloger » hors du commun. Dr Claude Virot Nous sommes en 1977. Ernest Rossi a 44 ans, Milton Erickson 76 ans. Ils travaillent ensemble depuis trois ans et Rossi est toujours très étonné de la durée inhabituellement longue (90 à 120 minutes) des séances d’Erickson. Un jour, Rossi lit un...

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Hypnose & Thérapies Brèves N°2 – 2006

Hypnose & Thérapies Brèves N°2 – 2006

Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue n°2 Editorial : Evidences et paradoxes. Quoique ! Dr Patrick Bellet Un aspect méconnu de l’hypnose est sa qualité « transdisciplinaire ». Ce terme à la mode traduit le plus souvent une juxtaposition des compétences plus qu’un véritable échange. Or, il est remarquable d’observer, dans les lieux où la pratique de notre discipline s’exerce, un rare brassage, et j’irai jusqu’à dire métissage professionnel des participants. La tendance actuelle est, quoi qu’en disent les instances qui nous encadrent, à la spécialisation et au découpage millimétré de nos pratiques.   Articles : Maîtriser le lâcher prise. Un titre paradoxale pour une démarche paradoxale. Irène Bouaziz Maîtriser le lâcher-prise : un titre paradoxal pour une démarche paradoxale, n’est-ce pas le moins que l’on puisse faire ? Depuis plus de deux mille ans, le paradoxe fascine les hommes parce qu’il défie leur croyance en un univers cohérent. Selon la jolie expression de Paul Watzlawick : « Le paradoxe constitue le talon d’Achille de notre image logique, analytique et rationnelle du monde. » http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-HYPNOSE-Therapies-Breves-Maitriser-le-Lacher-Prise_a100.html   Hypnosédation : une nouvelle technique anesthésique. Les questions que posent les patients à leur médecin. Marie-Elisabeth Faymonville. Le magnétisme, l’hypnotisme, l’hypnose, quel que soit le nom qu’on lui donne, est utilisé depuis des siècles pour soulager l’homme. Le pouvoir analgésique de l’hypnose a permis son utilisation en chirurgie avant le développement de l’anesthésie chimique en 1846.   Voyage au fil de l’eau. Hypnose et fibroscopie bronchique. Michel Nasr La fibroscopie bronchique est un examen peu invasif mais intrusif. Il n’est pas douloureux mais menaçant. Après avoir endormi le nez et le fond de la gorge par un anesthésique local, glisser un tube optique souple par le nez, passer entre les cordes vocales, puis explorer l’ensemble de l’arbre bronchique et réaliser des prélèvements est souvent vécu psychiquement comme traumatisant. Cet examen anxiogène renvoie à la peur d’étouffer, la peur de la douleur et augmente l’appréhension de tousser chez des patients qui ont déjà ces symptômes avant cet examen. Paradoxalement, ce n’est pas la peur du diagnostic qui est au premier plan, mais plutôt l’anticipation de l’étouffement donc une véritable menace de mort. Comme face à toute situation anxiogène, il s’agira dans le travail hypnotique de ramener le patient ici et maintenant dans le temps présent avant d’envisager le geste endoscopique.   Hypnose en pédiatrie hospitalière. La sensibilité comme remède. Marie-Anne Leriche, Maryline Mariotti Les prises en charge sont diverses, allant de l’intervention ponctuelle en urgence lors des gestes invasifs, au suivi en consultation externe pour des enfants douloureux chroniques, en passant par l’accompagnement des enfants en pré et post- opératoire, et également la prise en charge groupale d’enfants migraineux avec l’apprentissage de l’autohypnose.   Franchir l’abîme avec l’hypnose comme passerelle. Un outil thérapeutique et non une thérapie. Serge Melloul Quand une personne confrontée à une maladie somatique sévère vient me demander de l’aider par des séances d’hypnose, je lui explique, d’abord, que l’hypnose est un outil thérapeutique et non une thérapie. « Le moteur du changement est avant tout en vous », tel est l’un des messages forts adressé, d’emblée, à la personne bloquée dans une situation souvent inextricable qui lui paraît sans issue.   Apprenez à devenir modeste avec vos patients ! Négociation d’objectifs avec les patients souffrant de douleurs chroniques. Alain Vallée Pourquoi négocier un objectif ? Il paraît évident à beaucoup que ce que le patient veut, c’est avoir moins mal, qu’il est bien connu que l’hypnose est efficace dans la douleur et que, de ce fait, il n’y a pas lieu de se poser la question. S’il est vrai que...

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Hypnose & Thérapies Brèves N°1: Mai Juin Juillet 2006

Hypnose & Thérapies Brèves N°1: Mai Juin Juillet 2006

Hypnose & Thérapies Brèves : la Revue n°1 Editorial du Dr Patrick Bellet: De la psychologie des profondeurs à la psychologie des espaces… Hypnose: Mais tout d’abord, qu’est-ce qu’une thérapie brève ? Cette dénomination vient des Etats-Unis qui ont le sens du raccourci et, maladroitement, s’oppose aux thérapies dites au long cours comme la psychanalyse. Traduction approximative qui se trouve, malgré tout, consacrée par l’usage. Ces nouvelles perspectives thérapeutiques apparaissent outre-Atlantique à partir des années 1940 et prennent leur essor dans les décennies suivantes, mais leurs sources se trouvent dans les approches humanistes européennes et orientales des siècles précédents. En commun, elles sont capables de considérer qu’à une question unique correspondent plusieurs réponses justes simultanément. La densité des réponses contribuent, par la transmission d’un savoir, à leur intérêt. Familières du paradoxe, elles le manient volontiers et nous font passer de la psychologie des profondeurs à la psychologie des espaces.   Articles : Histoire des thérapies brèves. Ceux par qui le scandale est arrivé. Dr Dominique Megglé. A sa naissance et dans ses développements au long du XIXe siècle, il était impensable qu’une psychothérapie durât longtemps. La psychothérapie, héritage des magnétiseurs français, était conçue comme un « coup de main » ponctuel pour aider la personne à passer un cap difficile de sa vie. Les symptômes témoignaient de la difficulté de ce passage. Aucun praticien ne se souciait d’une « compréhension en profondeur » de l’origine des troubles, et tous pensaient que si le patient parvenait à se débarrasser d’un symptôme, c’est qu’il avait, nécessairement, réaménagé ses profondeurs. Ce qu’il avait réaménagé, comment il l’avait fait, était considéré comme trop compliqué pour être saisi et sans intérêt pour le soulager. Lire la Suite http://www.hypnose-ericksonienne.org/Revue-HYPNOSE-Therapies-Breves-Histoire-des-Therapies-Breves_a99.html   L’hypnose dans le vent. Changer d’altitude pour changer nos visions du monde. Dr Bertrand Piccard Si d’innombrables ouvrages des plus approfondis traitent de l’hypnose sous toutes ses formes, le processus hypnotique ne peut-il pas être aussi compris plus simplement comme un état d’esprit dans lequel nous arrêtons soudain de nous battre contre les vents de la vie pour nous mettre à utiliser leur énergie ? Cet article est tiré d’une conférence faite lors du 3ème Forum Francophone d’Hypnose et de Thérapies Brèves, nous avons conservé dans cette publication une partie du dialogue engagé à cette occasion. Publié avec l’aimable autorisation des éditions Satas. Il existe une grande littérature traitant de l’hypnose comme d’un acte thérapeutique, d’un état modifié de conscience, d’un outil de communication, et maintenant même comme d’une modification de l’activité corticale observable au moyen des méthodes les plus modernes d’imageries cérébrales. Nous allons examiner dans quelle mesure l’hypnose ne pourrait pas également être comprise en tant qu’état d’esprit.   Métaphore, recadrage et changements. Marie-Louise passe partout. Dr Patrick Bellet La métaphore est la forme centrale du corpus des thérapies brèves. Cette structure rhétorique est, grâce à sa fonction diplomatique, d’une grande valeur. Le patient souffre souvent de son “orientation à la réalité”, sa manière de voir le monde. Erickson recommande de respecter cette orientation à partir de laquelle l’attention du sujet est captée, dans le but de changer, recadrer, son point de vue dans une dimension plus large et bénéfique. La surprise qui participe à cette technique favorise le temps présent et permet, rapidement, de dessiner des cadres informels et malléables dans lesquels va se situer une action thérapeutique progressive. Le présent est un appui pour le futur. MÉTAPHORE, DIPLOMATIE ET MOUVEMENT   La diplomatie hypnotique au cœur du conflit conjugal. Approches hypnotiques indirectes avec les couples. Teresa Roblès Comment et pourquoi travailler indirectement avec les couples ? Camillo Loriedo propose une thérapie...

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