Hypnose Thérapies Brèves N°21 Mai-Juin-Juillet-2011

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Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue
N°21 : mai/juin/juillet 2011

Edito :“Pour un congrès mondial d’hypnose à Paris en 2015“ Thierry Servillat

C’est clair, c’est simple : la revue Hypnose et Thérapies brèves soutient la candidature de la CFHTB1 pour l’organisation d’un congrès mondial à Paris en 2015.
Pourquoi ? Comme vous le savez, notre revue est actrice d’un mouvement hypnotique qui reprend une forte vigueur depuis une quinzaine d’années en France et dans les pays francophones, tant en médecine qu’en psychothérapie, sans oublier les professions paramédicales et infirmières. Et depuis plusieurs mois, un projet s’élabore en ce sens, avec le soutien actif de nombreux instituts et d’associations de France et de Belgique (et peut-être bientôt d’autres pays). Un projet sérieux, impliquant un nombre croissant d’universitaires, créatif (on veut y parler de mémoire, de rencontre, de conscience), ouvert et ambitieux (on aimerait aller « au-delà de l’hypnose » …) Au fait, pourquoi Paris ?

 

“Ne plus subir. Recadrer pour changer“. Les comportements pathologiques correspondraient-ils à une recherche d’effets hypnotiques ? C’est un type de recadrage qui peut permettre d’introduire l’hypnose dans leur thérapie. Eric Mairlot

Les comportements pathologiques correspondraient-ils à une recherche d’effets hypnotiques ? C’est en tout cas un type de recadrage qui peut permettre d’introduire l’hypnose dans leur thérapie.
De nombreux échecs de l’hypnothérapie sont dus à l’attitude passive des patients en attente d’un traitement « chirurgical » voire d’une guérison magique. En effet, le patient a souvent été très actif auparavant dans ses tentatives de résoudre son problème. C’est donc avec un sentiment d’impuissance d’autant plus fort qu’il subit sa souffrance. Il aura dès lors tendance à attendre de l’hypnothérapeute une intervention extérieure active, s’imaginant que son organisme recevra passivement la guérison dans un état d’« inconscience ».

 

“La créativité attentive. Transe-former les enfants par la psychothérapie“. Julie Linden nous expose sa pratique de l’hypnose avec les enfants et une conception théorique qui intègre le traumatisme comme une occasion pour apprendre.

Julie Linden nous montre sa pratique de l’hypnose avec les enfants, et nous expose une riche conception théorique qui intègre le traumatisme comme un occasion pour apprendre.
QU’EST-CE QUE L’HYPNOSE ?
On a souvent dit que les enfants sont les meilleurs sujets hypnotiques. Il est important de comprendre ce qui est signifié par le terme d’hypnose, dans le but d’apprécier l’importance, pour le traitement des enfants, d’avoir cet outil dans le cartable du thérapeute. Il y a eu beaucoup de tentatives pour décrire l’hypnose, et la plupart des définitions s’accordent sur le fait que trois qualités doivent être présentes pour pouvoir parler d’état hypnotique : l’absorption, la suggestibilité et la dissociation. L’absorption est une très grande focalisation, aussi bien interne qu’externe.

 

“Avis de recherche. Vers un diagnostic opératoire systémique et stratégique“ Un des grands théoriciens actuels de la thérapie brève réfléchit sur une question cruciale : qu’est-ce qu’un diagnostic qui serait réellement utile pour le patient ? Jean-Jacques Wittezaele

Un des grands théoriciens actuels de la thérapie brève réfléchit pour nous sur une question cruciale: qu’est-ce qu’un diagnostic qui serait réellement utile pour le patient ?

Dans les recherches et les travaux issus de l’Ecole de Palo Alto, il est un thème qui soulève les passions et attise les querelles : la question de la « pathologie », en relation avec celle qui lui est opposée, à savoir la « non-normativité », positionnement revendiqué par les disciples de l’équipe du MRI, dont je fais d’ailleurs partie.
A l’heure où l’IGB travaille, en collaboration avec l’équipe de Giorgio Nardone, à la mise au point d’un « diagnostic opératoire » systémique et stratégique présentant des procédures de traitement communicationnels pour les grands types de troubles, dont les symptômes sont décrits dans des manuels de psychiatrie tels que le DSM, il me paraît utile de faire le point sur cette question de la « non-normativité » ainsi que sur certains sujets connexes tels que la maladie mentale et la psychopathologie, et de proposer, pour la première fois, un mode de diagnostic opératoire systémique et stratégique.

 

“La voie des larmes. L’écho du cœur“. Que faire avec un patient qui pleure ? Continuer son intervention comme si de rien n’était ou s’interrompre et se remettre en cause ? Ruth Scheps nous propose une troisième voie.

Que faire avec un patient qui pleure pendant qu’on essaie de l’aider ? Continuer son intervention comme si de rien n’était, ou s’interrompre et se remettre en cause ?
Ruth Scheps nous propose une troisième voie.
En intitulant cet exposé « La voie des larmes », (voie avec un e pour insister sur leur fluidité), j’étais consciente et même heureuse de la possibilité que l’on puisse entendre cette « voix » avec un x. Car les larmes qui coulent ne sont pas muettes ; à peine jaillies de leur source énigmatique, elles attirent le regard, suscitent l’attention et obligent à prendre position : empathie, agacement ou indifférence, auquel cas nous ferons comme si nous n’avions rien vu… Position délicate à tenir car nous n’avons pas pu ne pas voir.

 

Hypno-philo : “Un traité pour la paix“ Thierry Servillat

Succès de librairie, le dernier livre de Frédéric Lenoir traite, comme de nombreux ouvrages récents, de comment parvenir au bonheur. Les maîtres du soupçon s’éloignent de nous et il semble actuellement évident que tout être humain recherche le bonheur. Encore faut-il le définir, et c’est Saint Augustin qui ouvre la réflexion : « Le bonheur c’est de continuer à désirer ce qu’on possède ». La citation n’est juste qu’une simple mise en bouche et est loin de résumer la richesse de l’exposé. Le travail de l’auteur, actuel rédacteur en chef du Monde des Religions, s’oriente progressivement sur les moyens d’y parvenir, en restant au plus près d’un cheminement de vie dont il témoigne avec pudeur : éducation chrétienne (il restera fidèle à sa foi, en essayant de la débarrasser de ce qui la rigidifie), souffrance d’adolescence, difficultés scolaires, thérapies, rencontres importantes, engouements pas forcément durables (Renouveau Charismatique) et enrichissements plus persévérants (avec le bouddhisme et des études de philosophie). S’ensuivent 20 courts chapitres qui sont comme des repères, et en aucun cas des leçons données au lecteur.

 

Quiproquo, malentendu et incommunicabilité : “Si j’avais su…“ Stéfano Colombo

? etxet ec eril ed reunitnoc suov-zellA Le patient avait téléphoné une première fois pour un rendez-vous, il voulait « régresser en hypnose ». Je ne comprenais pas. Fin du téléphone. Deuxième téléphone du même patient : – « Si j’avais su que c’est le répondeur qui décroche, j’aurais essayé à un autre moment. »

 

Recettes et Merveilles : “Invitation“ Joëlle Mignot

« Etre invité », chacun a expérimenté cette relation particulière, qui installe dans le lien à l’autre toute une série de mouvements intérieurs de bonheur, de plaisir, mais aussi de sentiment d’obligation ou de pression voire de déception. Si inviter c’est d’abord attirer, inciter, exciter, mettre en oeuvre le mécanisme du désir pour partager… (« Je compte sur toi… n’est-ce pas ? »), être invité, c’est savoir (ou pouvoir !) dire oui ou non. C’est parfois hésiter, se forcer, se mettre en quatre ou fuir, c’est se confronter à l’évidence du choix ou se plier aux convenances, c’est aussi dépasser la fatigue… et pour certains simplement manger à l’oeil !

 

Recherche : “La constante « H » comme hypnose“ Antoine Bioy, Chantal Wood

Le couplage « hypnose/thérapies comportementales » semble presque une voie naturelle de développement comme l’appuie encore la littérature scientifique de ce dernier trimestre. De son côté, la neurophysiologie réveille le spectre de Charcot et son hypothèse d’un lien entre hypnose et hystérie. Les angoisses associées à la consultation dentaire sont très connues car globalement partagées. Lorsque le niveau d’anxiété atteint la phobie, quelle est la
méthode qui est la plus opérante ?

http://www.hypnose-ericksonienne.org/La-constante-H-comme-hypnose-Des-nouvelles-d-hier-Par-A-Bioy-C-Wood-pour-Revue-Hypnose-Therapies-Breves_a384.html

 

Références : “Des zones hypnogènes“ Patrick Bellet

Certaines maladies guérissentelles avec le temps ? Sont-elles liées à une époque ? Ou bien leur appellation diagnostique a-t-elle seulement changé ? Voici quelques éléments succincts pour rafraîchir le débat. L’étude de l’hystérie a mobilisé de nombreux praticiens et chercheurs au XIXe siècle, et parmi ceux-ci Pitres dont nous publions quelques pages singulières. Elles sont à mettre peut-être en comparaison avec cette pathologie de notre temps, la fibromyalgie, dont la nosologie fait aussi état de zones pathognomoniques. Les propriétés de ces zones varient-elles en fonction des sujets et/ou des observateurs ?

 

Humeur : “L’inclusion, le plus grand risque d’exclusion ?“ Olivier Raballand

Qui ne rêve pas d’une société idéale dans laquelle le vivre ensemble a vraiment du sens, où règneraient l’harmonie, l’entente et l’acceptation des différences ? Tous uniques, tous différents, tous frères…

 

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