Hypnose et Thérapies Brèves n° 12 – 2009

Revue Hypnose Thérapie Brève 12 - 2009Hypnose & Thérapies Brève: la Revue

N°12: Février Mars Avril 2009

 

Editorial : ça c’est passé un dimanche. Dr Patrick BELLET

Un de plus en moins, c’est selon… Les répères disparaissent. Le temps agonise, bientôt la fin, « électro-calendro-gramme » plat. Dimanche est mort. Dans ce monde de vitesse, un des derniers jalons, un des ultimes intervalles s’efface. Pas de répit et surtout pas de repos dans cette sorte de cécité temporelle qui conduit à rien de moins qu’une désorientation. Ou alors une seule et unique direction et surtout à donf !

 

Dans ce numéro, l’écrivain Henri Gougaud interroge les contes qui lui répondent : « Imite-moi et tu survivras. N’aie pas peur de te transformer sans cesse… ».

Dans un récent entretien avec Henri Gougaud, celui-ci nous livre la « substantifique moelle» du conte, dans ce qu’il peut avoir de plus charnel et de plus vital. La nécessité du partage des mots au sein d’un espace et d’un moment où conteur et auditeurs sont rassemblés pour toucher à l’intime.

 

Marulla Hauswirth et Nathalie Bennoun s’intéressent aux possibilités qu’offre l’hypnose dans le contexte particulier d’une prise en charge collective de victimes de torture.

La Suisse, terre d’accueil, reçoit des immigrés victimes de torture pour qui l’hypnose constitue une approche de réparation de leur humanité. Cet article est pour nous l’occasion de partager quelques observations et réflexions quant aux possibilités qu’offre l’hypnose dans le contexte particulier d’une prise en charge collective de personnes ayant été victimes de torture.
http://www.hypnose-ericksonienne.org/Psychotherapie-et-hypnose-avec-des-victimes-de-la-torture_a146.html

 

Le psychiatre Eric Salomé explique comment il utilise l’hypnose pour aider les adolescents en souffrance et en situation de crise pouvant aboutir à une tentative de suicide.

Pour des adolescents en souffrance et en situation de crise, l’hypnose est un recours pour les aider à se réorienter de façon apaisée. Ma pratique de psychiatres d’enfants et d’adolescents exerçant en secteur de psychiatrie publique m’amène souvent à rencontrer des adolescents hospitalisés en service de pédiatrie, à la suite d’une tentative de suicide ; ce qu’un collègue avait résumé dans un colloque, sous le titre « drôle d’endroit pour une rencontre ».

 

Olivier Cottencin, interrogé par Yves Doutrelugne, décrit l’arrivée de l’hypnose et des thérapies brèves au sein du service psychiatrique du C.H.U. de Lille.

Y. Doutrelugne : Nous avons la chance, à Lille, d’avoir vu éclore et se développer il y a une quinzaine d’années l’hypnose et les thérapies brèves au sein du service de psychiatrie du CHU, à l’hôpital Fontan. Les internes les ont découvertes au travers de leurs aînés et dans la région, c’est toute la psychiatrie, publique et privée, qui peut l’apprécier, en harmonie avec les autres courants de pensées.

Qu’est ce que « la thérapie » a apporté à ta pratique purement psychiatrique ?

L’ostéopathe Jean-Pierre Véron dévoile comment « la main est offerte à la psyché », « comment le geste précède la décision ».

D’un siècle à l’autre, le corps questionne, déclare, manifeste ; d’une époque à l’autre les réponses s’ajustent. La main est ouverte à la psyché.

 

Thierry Servillat décortique les mots « stratégies » et « intuition », s’opposent-ils en thérapie ou bien sont-ils complémentaires ?

La thématique du 6e Forum de la CFHTB encourage l’embarquement et l’exploration. Un engagement aussi…
Bien sûr, à Nantes, ville natale du visionnaire Jules Verne (1828-1905), à quelques centaines de mètres du port où celui-ci rêvait d’aventure en regardant les bateaux partir, l’hypnose et les thérapies brèves seront à leurs aises.

 

Dans la rubrique Grands praticiens, Jean-Marc Benhaiem présente l’œuvre de François Roustang, sa recherche clinique autour de l’hypnose.

J’espère que cette courte présentation de l’œuvre de Roustang vous donnera envie de découvrir son travail et de profiter de l’aide exceptionnelle qu’il apporte aux hypnothérapeutes et aux soignants dans leur pratique.
L’œuvre de François ROUSTANG (FR), autour de l’hypnose, repose sur quatre livres : « Qu’est-ce que l’hypnose » paru en 1994, « La fin de la plainte » en 2000, « Il suffit d’un geste » en 2003 et « Savoir attendre » en 2006.
http://www.hypnose-ericksonienne.org/Francois-Roustang-et-l-Hypnose-La-recherche-clinique-autour-de-l-hypnose_a144.html

 

Dans la rubrique Quiproquo, Stefano Colombo veut nous parler du « point central de la question ».

Aujourd’hui je voulais te parler d’un point central de la question. Non, je recommence: aujourd’hui, je voulais vous parler d’un point central de la question, sait-on jamais qu’un lecteur me traîne devant les tribunaux pour diffamation, insulte ou quelque chose de semblable parce que je l’ai tutoyé.

Dans la rubrique Références, Patrick Bellet propose un texte de 1784 sur « l’abolition de l’esclavage ou la systémie selon le magnétisme animal ».

 

Dans la rubrique Exposition, François René Chardon ose amalgamer Picasso, les maîtres anciens et Séraphine de Senlis.

 

Dans la rubrique Recettes et merveilles, Joëlle Mignot joue aux devinettes : savez-vous où se retrouvent Maryse, Marguerite, Jeanne et les autres ? Voici quelques indices…

Maryse est à la fois souple et ferme. Elle s’adapte au mouvement, s’infiltre avec volupté dans les recoins les plus difficiles d’accès, recueillant sur son extrémité ce qui ne peut être accessible que par le doigt gourmand, l’onctuosité d’une ganache au chocolat ou le velouté d’une crème anglaise.

 

Dans la rubrique Humeur, Yves Doutrelugne s’interroge : LA thérapie brève ou LES thérapies brèves ?

La thérapie brève vise au soulagement le plus rapide, le plus complet et le plus durable de la souffrance, de la façon la moins envahissante qui soit. On associe volontiers Milton Erickson et Gregory Bateson en raison des échanges intellectuels soutenus entre les deux hommes, les- quels mêleront ainsi les destins de la thérapie systémique, particulièrement dans sa version brève, et de l’hypnothérapie.

 

L’abolition de l’esclavage    LA SYSTÉMIE SELON LE MAGNÉTISME ANIMAL. Dr Patrick BELLET

Ce texte de 1784 issu du discours inaugural de la Société de l’Harmonie établie à St Domingue à été publié en 1828 par « Une société de médecins de la Faculté de Paris ». Cette publication fait suite à la reconnaissance de l’indépendance de St Domingue en 1825 par la France et illustre la portée philosophique et politique des pionniers du magnétisme animal. Peut-être étaient-ils des précurseurs d’une pensée systémique et « solutionniste » qui ne s’interrogeaient pas sur les « causes » des couleurs de peau. En revanche, ils étaient convaincus de l’évidente nécessité de l’abolition de l’esclavage ! Le magnétisme animal ne leur a pas permis d’accéder à une clairvoyance surnaturelle, mais plus simplement les a dotés d’une intelligente lucidité politique.

 

A la recherche du confort perdu. Dr Claude VIROT

La magnifique presqu’île de Quiberon a accueilli pendant 2 journées près de 500 participants et 58 conférenciers venus de toute la Francophonie. Les experts de l’anesthésie -médecins et infirmier(e)s- attendus sont bien présents. Ainsi qu’une vingtaine de professions médicales : dentistes, sages-femmes, psychologues, kinésithérapeutes, généralistes, gynécologues,… La « communauté des soignants », décrite par Teresa Roblès, apparaît grâce à l’hypnose, cet « instrument qui unifie » le monde de la santé. Et le dynamisme de l’hypnose francophone encouragée par les sociétés savantes internationales : ISH et ESH.
http://www.hypnose-ericksonienne.org/Institut-Emergences-Rennes-Formation-Hypnose-Ericksonienne-et-Therapie-Breve-Formation-Hypnose-Hypnose-douleur-aigue-et_a145.html

 

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